Benjamin Franklin Representative selections, with introduction, bibliograpy, and notes

By Benjamin Franklin

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which I first formed, called the Union Fire Company,
still subsists and flourishes, tho' the first members are all deceas'd
but myself and one, who is older by a year than I am. The small fines
that have been paid by members for absence at the monthly meetings have
been apply'd to the purchase of fire-engines, ladders, fire-hooks, and
other useful implements for each company, so that I question whether
there is a city in the world better provided with the means of putting a
stop to beginning conflagrations; and, in fact, since these
institutions, the city has never lost by fire more than one or two
houses at a time, and the flames have often been extinguished before the
house in which they began has been half consumed.

In 1739 arrived among us from Ireland the Reverend Mr. Whitefield, who
had made himself remarkable there as an itinerant preacher. He was at
first permitted to preach in some of our churches; but the clergy,
taking a dislike to him, soon refus'd him their pulpits, and he was
oblig'd to preach in the fields. The multitudes of all sects and
denominations that attended his sermons were enormous, and it was matter
of speculation to me, who was one of the number, to observe the
extraordinary influence of his oratory on his hearers, and how much they
admir'd and respected him, notwithstanding his common abuse of them, by
assuring them they were naturally _half beasts and half devils_. It was
wonderful to see the change soon made in the manners of our inhabitants.
From being thoughtless or indifferent about religion, it seem'd as if
all the world were growing religious, so that one could not walk thro'
the town in an evening without hearing psalms sung in different families
of every street.

* * * * *

I happened soon after to attend one of his sermons, in the course of
which I perceived he intended to finish with a collection, and I
silently resolved he should get nothing from me. I had in my pocket a
handful of copper money, three or four silver dollars, and five pistoles
in gold. As he proceeded I began to soften, and concluded to give the
coppers. Another stroke of his oratory made me asham'd of that, and
determin'd me to give the silver; and he finish'd so admirably, that I
empty'd my pocket wholly into the

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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BENJAMIN FRANKLIN; & communiquées dans plusieurs Lettres à M.
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Ayant toujours l'expérience & l'observation pour guides, il a bientôt reconnu que l'électricité est inhérente & inséparable de la matière: que le verre en contient autant qu'il en peut contenir, & toujours la même quantité: qu'électriser la bouteille, ce n'est pas y faire entrer plus de matière électrique qu'elle n'en avoit auparavant, mais accumuler sur une de ses surfaces autant de cette matière qu'il y en a dans les deux surfaces ensemble, ce qui ne se fait que parce que l'une en rejette précisément la même quantité que l'autre en reçoit: que les deux surfaces de la bouteille électrisée sont toujours prêtes l'une à rendre ce qu'elle a de plus, & l'autre à recevoir ce qu'elle a de moins que sa quantité naturelle: qu'elles ne peuvent le faire l'une sans l'autre: que l'équilibre ne sçauroit se rétablir entr'elles par la communication intime de l'une à l'autre, mais seulement par une communication extérieure non électrique: qu'ainsi la bouteille reste chargée tant que cette communication extérieure n'est pas établie, & qu'enfin l'électricité ne sçauroit être communiquée par la bouteille, qu'autant que cette bouteille reçoit par une voye la même quantité de matière électrique qu'elle donne par l'autre.
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Il ne s'agit que d'en présenter le crochet ou auprès de la verge ou auprès du globe dans le temps qu'il est en mouvement & qu'il est frotté.
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Le 30.
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688.
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Si l'on suppose une portion de matière commune entièrement dépourvûë de matière électrique, & que l'on en approche une simple particule de cette dernière, elle sera attirée, entrera dans le corps, & prendra place dans le centre, ou à l'endroit dans lequel l'attraction est égale de toutes parts; s'il y entre un.
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Attachez-en la partie extérieure sur un bâton de cire d'Espagne (_h_), qui servira comme de manche: appliquez d'abord son extrémité inférieure au fond extérieur de la bouteille, & approchez par dégrés son extrémité supérieure du fil-d'archal qui est dans le liége, vous y verrez les étincelles se suivre successivement jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli; touchez d'abord le haut, & en approchant l'autre extrémité du fond, vous aurez un courant de feu continuel du dedans au dehors de la bouteille: touchez le haut & le bas en même tems, & l'équilibre sera bientôt rétabli, le fil-d'archal courbé formant la communication de l'intérieur à l'extérieur.
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_DE LA LETTRE VI.
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Pour les trois questions qui terminent la page 115, pourra-t-on apprendre, sans étonnement, qu'elles nous viennent d'un homme instruit? Je vais pourtant y satisfaire comme si elles le méritoient.
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»Sans entreprendre de réfuter tout ce que l'éloquence étale en 8.
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Mais cette roue, ainsi que celles qui sont poussées par le vent, l'eau ou les poids, reçoit son mouvement d'une force étrangère, à sçavoir celle des bouteilles.
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Les particules d'eau étant alors repoussées de la surface électrisée entrainent continuellement le feu tel qu'il a été rassemblé, elles s'élèvent & forment des nuages, & ces nuages fortement électrisés retiennent le feu jusqu'à ce qu'ils aient occasion de le communiquer.
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Lorsque le fil-d'archal fait partie du cercle dans l'explosion de la fiole électrique le feu, quoiqu'en grande quantité,.
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119.
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La foudre déchire quelques corps: l'étincelle électrique perce aussi un trou à travers une main de gros papier.
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Si l'on plante sur le plancher un poinçon de métal, dont la tête soit arrondie & polie, de façon que les bassins puissent passer pardessus en décrivant leur cercle; si dans cet état on électrise un des bassins en lui appliquant le fil-d'archal de la bouteille électrique, on verra ce bassin s'abaisser en passant sur le poinçon, & même décharger son feu sur cet instrument, s'il est à une distance convenable.
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3°.
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Je crois que le dernier cas est rare, car quoique bientôt après la dernière expérience je fis un voyage à Boston, & fus hors de chez moi la plus grande partie de l'été, ce qui m'empêcha de poursuivre mes observations & mes essais; cependant M.
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que cette électricité nous montre qu'il pourroit bien y avoir dans la nature tel agent lequel électriseroit les corps en y raréfiant le fluide électrique, ce qu'on n'avoit pû soupçonner jusqu'ici, opération qui est même plus simple que celle par laquelle on conçoit ordinairement que cet effet a lieu.
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_ qu'il a entendu faire cette remarque; mais, dit-il, pourquoi un conducteur d'électricité n'est-il pas un sujet électrique? Ce n'est pas là la question.