Benjamin Franklin Representative selections, with introduction, bibliograpy, and notes

By Benjamin Franklin

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observ'd, that we cannot be proper Judges of
the good or bad Fortune of Others; we are apt to imagine, that what
would give us a great Uneasiness or a great Satisfaction, has the same
Effect upon others: we think, for Instance, those unhappy, who must
depend upon Charity for a mean Subsistence, who go in Rags, fare hardly,
and are despis'd and scorn'd by all; not considering that Custom renders
all these Things easy, familiar, and even pleasant. When we see Riches,
Grandeur and a chearful Countenance, we easily imagine Happiness
accompanies them, when oftentimes 'tis quite otherwise: Nor is a
constantly sorrowful Look, attended with continual Complaints, an
infallible Indication of Unhappiness. In short, we can judge by nothing
but Appearances, and they are very apt to deceive us. Some put on a gay
chearful Outside, and appear to the World perfectly at Ease, tho' even
then, some inward Sting, some secret Pain imbitters all their Joys, and
makes the Ballance even: Others appear continually dejected and full of
Sorrow; but even Grief itself is sometimes _pleasant_, and Tears are not
always without their Sweetness: Besides, Some take a Satisfaction in
being thought unhappy, (as others take a Pride in being thought humble,)
these will paint their Misfortunes to others in the strongest Colours,
and leave no Means unus'd to make you think them throughly miserable; so
great a Pleasure it is to them _to be pitied_. Others retain the Form
and outside Shew of Sorrow, long after the Thing itself, with its Cause,
is remov'd from the Mind; it is a Habit they have acquir'd and cannot
leave. These, with many others that might be given, are Reasons why we
cannot make a true Estimate of the _Equality_ of the Happiness and
Unhappiness of others; and unless we could, Matter of Fact cannot be
opposed to this Hypothesis. Indeed, we are sometimes apt to think, that
the Uneasinesses we ourselves have had, outweigh our Pleasures; but the
Reason is this, the Mind takes no Account of the latter, they flip away
un-remark'd, when the former leave more lasting Impressions on the
Memory. But suppose we pass the greatest part of Life in Pain and
Sorrow, suppose we die by Torments and _think no more_, 'tis no
Diminution to the Truth of what is here advanc'd; for the _Pain_, tho'
exquisite, is not so to the _last_ Moments of Life, the Senses are soon
benumm'd, and render'd incapable of transmitting it so sharply to the
Soul as at first; She perceives it cannot hold long, and 'tis an
_exquisite Pleasure_ to behold the immediate

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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Elle prend cette forme, parce qu'elle est attirée de tous les côtés de la surface du corps, quoiqu'elle ne puisse entrer dans sa substance qui est déjà remplie; sans cette attraction, elle ne demeureroit pas autour du corps, mais elle se dissiperoit en l'air.
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DE B.
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EXPÉRIENCE IX.
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»De toutes les expériences de Philadelphie, il y en a peu qui soient contestées avec autant de confiance que celle-ci.
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Après cela nous séparâmes cette plaque du verre, & par cette opération le peu de feu qui pouvoit être dans le plomb fut enlevé, & le verre touché avec le doigt sur les parties électrisées, ne donna que quelques petites étincelles piquantes; on peut cependant en tirer un grand nombre de différent endroits.
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Cette dernière thèse pourroit avoir l'air d'un paradoxe pour quelques personnes étant contraire à l'opinion dominante; c'est pourquoi je vais faire ensorte de l'expliquer.
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Les particules d'eau étant alors repoussées de la surface électrisée entrainent continuellement le feu tel qu'il a été rassemblé, elles s'élèvent & forment des nuages, & ces nuages fortement électrisés retiennent le feu jusqu'à ce qu'ils aient occasion de le communiquer.
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.
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Rien de plus commun que les effets de ce redoutable météore, rien de plus ignoré que leur cause; il semble même que plus on a fait d'efforts pour en approfondir le principe, plus on s'est écarté de la voye qui pouvoit y conduire.
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Aujourd'hui à deux heures vingt minutes après midi le tonnerre a grondé directement sur Marly; le coup a été assez fort.
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D'après ces expériences on peut être certain que les deuxiéme, troisiéme & quatriéme que vous proposez réussiront exactement, comme vous le supposez, quoique je ne les aye point tentées, n'en ayant pas le tems.
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Voici comme je le découvris.
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Que l'atmosphère autour du pot fût diminuée en enlevant la chaîne, & augmentée en la baissant, c'est une chose non-seulement conforme à la raison, puisque l'atmosphère de la chaîne doit être tirée de celle du pot quand elle.
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69.
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L'Abbé en faisant les expériences pour trouver la différence entre les deux surfaces d'un verre chargé, se garde bien de placer la bouteille sur la cire, car, dit-il, ne sçavez vous pas qu'étant mise suc un corps originairement électrique, elle perd promptement sa vertu? Je ne puis imaginer ce qui a engagé l'Abbé à penser de la sorte.
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Franklin, comme peu solides: il paroît assurément très-embarrassé sur ce qu'il doit dire, c'est pourquoi il accuse M.
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Lorsqu'on approche des boules un bâton de cire frottée dans la première expérience, le feu électrique est supposé venir au travers des fils dans les boules, & s'y condenser dans son passage vers la cire; car suivant M.
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Vous me demandez mon sentiment sur le livre Italien du P.
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Franklin, II.
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