Benjamin Franklin Representative selections, with introduction, bibliograpy, and notes

By Benjamin Franklin

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the least Vanity, I assure you, or
Desire of showing my Parts, but purely for the Good of my Country.

I have often observ'd with Concern that your Mercury is not always
equally entertaining. The Delay of Ships expected in, and want of fresh
Advices from Europe, make it frequently very Dull; and I find the
Freezing of our River has the same Effect on News as on Trade. With more
Concern have I continually observ'd the growing Vices and Follies of my
Country-folk; and, tho' Reformation is properly the concern of every
Man; that is, Every one ought to mend One; yet 'tis too true in this
Case, that what is every Body's Business is nobody's Business; and the
Business is done accordingly. I therefore, upon mature Deliberation,
think fit to take Nobody's Business wholly into my own Hands; and, out
of Zeal for the Publick Good, design to erect mySelf into a Kind of
_Censor Morum_; proposing, with your Allowance, to make Use of the
_Weekly Mercury_ as a Vehicle in which my Remonstrances shall be
convey'd to the World.

I am sensible I have in this Particular undertaken a very unthankful
Office, and expect little besides my Labour for my Pains. Nay, 'tis
probable I may displease a great Number of your Readers, who will not
very well like to pay 10s. a Year for being told of their Faults. But,
as most People delight in Censure when they themselves are not the
Objects of it, if any are offended at my publickly exposing their
private Vices, I promise they shall have the Satisfaction, in a very
little Time, of seeing their good Friends and Neighbours in the same
Circumstances.

However, let the Fair Sex be assur'd that I shall always treat them and
their Affairs with the utmost Decency and Respect. I intend now and then
to dedicate a Chapter wholly to their Service; and if my Lectures any
Way contribute to the Embellishment of their Minds and brightning of
their Understandings, without offending their Modesty, I doubt not of
having their Favour and Encouragement.

'Tis certain, that no Country in the World produces naturally finer
Spirits than ours; Men of Genius for every kind of Science, and capable
of acquiring to Perfection every Qualification that is in Esteem among
Mankind. But as few here have the Advantage of good Books, for want of
which, good Conversation is still more scarce, it would doubtless have
been very acceptable to your Readers, if, instead of an old out-of-date
Article from Muscovy or Hungary, you had entertained them with some
well-chosen Extract from a good Author.

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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bnf.
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«Faites, dit-il, une aiguille de quelque métal que ce soit, de la longueur de deux ou trois pouces, légère & très-mobile sur un pivot, à la manière des aiguilles aimantées: approchez d'une des extrémités de cette aiguille de l'ambre jaune ou une pierre précieuse légèrement frottée, luisante & polie, l'aiguille se tournera sur le champ.
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Les Physiciens ont travaillé & travaillent sans relâche à ajouter aux découvertes qui ont été faites sur ce sujet.
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On pourroit y ajoûter beaucoup d'autres exemples semblables, comme celui de l'eau qui est un des plus excellens conducteurs d'électricité tant qu'elle conserve sa fluidité, & qui cesse de l'être, dès qu'elle la perd.
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Donnez-lui à tenir la fiole électrisée, & touchez le fil-d'archal; à chaque fois que vous le toucherez, il sera électrisé de _moins_ en _moins_, & pourra tirer une étincelle de chacun de ceux qui sont sur le plancher.
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ou 7.
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»Sans entreprendre de réfuter tout ce que l'éloquence étale en 8.
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Juillet 1751.
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Il y a encore une expérience qui nous a étonnés, & que jusqu'ici on n'a pas expliquée d'une maniere satisfaisante; la voici.
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Si l'air est peu chargé, le nuage tombe seulement en rosée sur le sommet & sur les côtés des montagnes; il forme des fontaines & descend dans les vallées en petits ruisseaux, qui par leur réunion font les grands courans & les rivières.
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Ainsi les esprits doivent être êchauffés[40] avant que l'on puisse les enflammer par l'étincelle électrique; s'ils sont fort échauffés, il ne faudra qu'une petite étincelle, s'ils le sont peu, il faudra une plus forte étincelle.
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J'ai imaginé de proposer une expérience à tenter en un lieu convenable à cet effet.
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Nous prîmes une fois deux morceaux de verre de miroir fort épais, larges d'environ un pouce & demi & longs de six pouces, & plaçant la feuille d'or entr'eux, nous les mîmes entre deux piéces de bois bien uni, nous les serrâmes dans une petite presse de relieur de livres, & quoiqu'ainsi serrées l'une contre l'autre, la force du choc électrique brisa le verre en plusieurs morceaux.
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Mais pour me faire mieux entendre, sur tout de ceux qui ne sont point assez au fait des expériences de Philadelphie, j'en vais rapporter un extrait de ce qui est relatif à mon objet, & j'y ajouterai quelques autres observations dont je ne suis pas moins sûr.
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16.
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Il résulte de toutes les expériences & observations que j'ai rapportées dans ce mémoire, & surtout de la dernière expérience faite à Marly-la-Ville, que la matière du tonnerre est incontestablement la même que celle de l'électricité.
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4°.
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_LETTRE VIII.
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Quoiqu'il en soit, ayant ajouté trois pots pareils aux deux premiers sans être pleinement chargés; il tua un poulet-d'inde d'environ dix livres, & il croit qu'ils en auroient tué un beaucoup plus gros.
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coup ou une explosion; ce n'est qu'une partie de l'usage que je proposois de faire de ces verges; quoique l'autre partie soit d'une importance & d'une utilité égales, puisqu'elle consiste à conduire un coup qu'elles n'auroient pas réussi à prévenir, il semble qu'on l'ait totalement oubliée.