Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

By Benjamin Franklin

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du souffre & du fer, des
esprits acides & des huiles essentielles; enfin chaque physicien a saisi
le moindre rapport qu'il a pû appercevoir entre ce phénomène & ce qu'il
connoissoit d'ailleurs pour en développer la nature, & chacun l'a
expliquée à sa façon, mais cette matière est toujours demeurée en
problême.

Ce n'est que depuis peu d'années que l'on a commencé à avoir sur ce
sujet des soupçons mieux fondés.

M. Gray[41] est le premier à qui le tonnerre & les éclairs aient paru
tenir beaucoup de la nature du feu & de la lumière électrique. Cette
première opinion a été plus approfondie par MM. l'Abbé Nolet,[42]
Hales,[43] & Barberet[44]; ils ont trouvé une analogie surprenante entre
les effets du tonnerre & ceux de l'électricité; mais tout ce qu'ils en
ont dit les uns & les autres n'étoit encore qu'une conjecture, il
falloit des observations suivies, des expériences certaines, des faits
bien constatés; tout cela se trouve dans les lettres de M. Franklin. Il
ne manquoit à cet ingénieux physicien qu'une dernière preuve pour
achever de le convaincre que la matière du tonnerre est absolument la
même que celle de l'électricité; n'étant pas apparemment trop à portée
d'acquérir cette preuve par lui-même, il nous a enseigné le moyen d'y
parvenir.

[Note 41: Lettre à M. Mortimer du mois de Mars 1735.]

[Note 42: Leçons de physique, tom, 4. p. 314.]

[Note 43: Considérations sur la cause physique des tremblemens de
terre.]

[Note 44: Dissertation sur le rapport qui se trouve entre les phénomènes
du tonnerre & ceux de l'électricité, par M. Barb. Méd. à Dijon. Bordeaux
1750.]

Après avoir répété avec un succés plus que complet toutes les
expériences de Philadelphie, après m'être confirmé dans la confiance
entière que j'ai aux sçavantes propositions qui y sont établies &
démontrées, j'ai entrepris de vérifier jusqu'aux conjectures de mon
auteur; & j'en suis venu à obtenir cette dernière preuve qui manquoit à
sa conviction. L'importance du sujet m'a paru mériter l'attention de
l'Académie. Le résultat de l'expérience dont je vais rendre compte, ne
va pas moins qu'à faire connoître la nature du tonnerre, à le soumettre,
pour ainsi dire, au pouvoir des hommes, à dissiper ce redoutable
météore, & à prévenir ses funestes effets.

Mais pour me faire mieux entendre, sur tout de ceux qui ne sont point
assez au fait des expériences de Philadelphie, j'en vais rapporter un
extrait de ce qui est relatif à mon objet, & j'y ajouterai quelques
autres observations dont je ne suis pas moins sûr.

1. La matière électrique est un fluide, une espèce de feu répandu dans
toute la nature en différentes proportions.

2. Quoique les corps contiennent

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Text Comparison with Franklin's Way to Wealth; or, "Poor Richard Improved"

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bound_, THE PAGAN MYTHOLOGY of ancient Greece and Rome versified, accompanied with Philosophical Elucidations of the probable latent meaning of some of the Fables of the Ancients, on a theory entirely new.
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with Biographical and Interesting Anecdotes 1 6 Watt's Catechism and Prayers, in 1 vol.
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'It would be thought a hard government that should tax its people one-tenth part of their time to be employed in its service: but idleness taxes many of us much more; sloth, by bringing.
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"Diligence is the mother of good luck, and God gives all things to industry.
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.
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The Indies have not made Spain rich, because her out-goes are greater than her incomes.
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You call them goods; but, if you do not take care, they will prove evils to some of you.
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But poverty often deprives a man of all spirit and virtue.
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[Illustration] 'And now to conclude, "Experience keeps a dear school, but fools will learn in no other," as Poor Richard says, and scarce in that; for it is true, "We may give advice, but we cannot give conduct.
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Page 9, "grevious" changed to "grievous" (much more grievous) Page 11, "waisting" changed to "wasting" (wasting time must be) Page 12, "mak" changed to "make" (We may make).