Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

By Benjamin Franklin

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un plus grand nombre des
propriétés du fluide électrique.


EXPÉRIENCE

_Pour découvrir un plus grand nombre des propriétés du fluide
électrique._

Suspendez par un crochet de fil-d'archal un boulet au premier
conducteur; placez sous le boulet à six lignes de distance une plaque
d'argent poli pour recevoir les étincelles; faites alors tourner la
rouë, & si les étincelles répétées frappent continuellement sur le même
endroit, il s'y fera dans peu de minutes une tache bleuë approchant de
la couleur d'un ressort de montre.

Une plaque de fer poli exposée à la même épreuve, sera aussi tachée,
mais non pas de la même couleur; elle semble plutôt corrodée.

Je ne me suis pas apperçu que cette opération fît aucune impression sur
l'or, le cuivre ou l'étain, mais les taches sur l'argent ou le fer
seront les mêmes, soit que le boulet soit de plomb, de cuivre, d'or ou
d'argent.

Il paroîtroit aussi une petite tache sur le boulet d'argent, de même que
sur la plaque qui seroit au-dessous.


NOUVELLES
EXPÉRIENCES ET OBSERVATIONS
SUR L'ÉLECTRICITÉ.

_Faites à Philadelphie en Amérique par B. Franklin, Écuyer, &
communiquées à P. Collinson, Écuyer, de la Société Royale de Londres, &
lûes à la même Société le 27. Juin & le 4. Juillet 1754. On y a ajouté
un écrit sur le même sujet par J. Canton M. A. membre de la Société
Royale, lû à la même Société le 6. Décembre 1753. & un autre pour la
défense de Mr. Franklin contre l'Abbé Nollet, par M. D. Colden de la
nouvelle York._




TROISIÉME PARTIE.

À Londres 1754.




_LETTRE XII.

De B. FRANKLIN Écuyer de Philadelphie.

À P. Collinson Écuyer de la Société Royale de Londres._


_Septembre 1753._

MONSIEUR,

Dans mon premier écrit sur cette matière fait d'abord en 1747. augmenté
& envoyé en Angleterre en 1749. je regardai la mer comme la grande
source des éclairs; j'imaginois que la lumière qu'on y apperçoit venoit
du feu électrique produit par le frottement des particules d'eau avec
celles de sel. Éloigné des côtes je n'avois pas alors la commodité de
faire des expériences sur de l'eau de mer, de sorte que j'embrassai
cette opinion trop à la hâte.

Car en 1750. & 51. étant par occasion sur les côtes, je trouvai par des
expériences que l'eau de la mer dans une bouteille, quoiqu'elle parût
d'abord lumineuse en l'agitant, perdit cependant cette vertu dans peu
d'heures. De cette observation & de ce qu'en agitant du sel fondu dans
de l'eau je ne pouvois produire aucune lumière, je commençai d'abord à
douter de ma première supposition, & à soupçonner que cette lumière dans
l'eau de la mer devoit être attribuée à quelques autres principes.

J'examinai alors s'il n'étoit pas

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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_) [5] Il y a dans l'original _opposer_, qui, en anglais, est le synonyme de _résister_.
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On ne peut pas dire que ces choses sont nécessaires à la vie; car nos ancêtres vivoient fort bien sans les connoître.
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Si le commerce souffrait de ce qu'un matelot ne seroit point à son service, il pourroit et devroit lui offrir des gages qui le décideraient à y entrer volontairement.
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Elles conservent le souvenir des traités, qui ont été conclus cent ans auparavant; et quand nous comparons ce qu'elles disent avec nos écrits, nous le trouvons toujours exact.
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de ce bon cultivateur fut goûté; et depuis ce moment, les habitans de la colonie ont eu, chaque année, assez de motifs de félicité publique, pour pouvoir en remercier Dieu; et en conséquence, un jour d'action de graces a été constamment ordonné par eux et religieusement observé.
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L'esprit de parti est donc le lot commun de l'humanité; et celui qui règne chez nous n'est ni plus dangereux, ni moins utile que celui des autres pays et des autres siècles qui ont joui, au même degré que nous, de l'extrême bonheur d'une liberté politique.
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D'ailleurs, l'on a établi pour règle, dans quelques-unes de nos provinces, qu'aucune place ne seroit assez lucrative, pour tenter la cupidité de ceux qui voudroient la remplir.
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Il est donc facile aux familles pauvres de faire élever utilement leurs enfans; et les ouvriers sont si portés à avoir des apprentis, que plusieurs d'entr'eux donnent de l'argent aux parens, pour avoir des garçons de dix à quinze ans, et les garder jusqu'à ce qu'ils en aient vingt-un.
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substance? Et n'est-ce point la séparation des parties de cette substance, c'est-à-dire la dissolution de son état solide, qui met ce fluide subtil en liberté, quand il reparoît comme feu? Le pouvoir de l'homme, relativement à ce fluide, se borne à le diviser, à en mêler les diverses espèces, ou à changer sa forme et ses apparences, par les différentes manières dont il le compose.
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Nous allons rapporter une observation très-juste, qui se trouve dans un mémoire relatif aux prétentions de la France sur les terres des six Nations, et remis le 7 juin 1755, par les ministres du roi d'Angleterre au duc de Mirepoix.
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Walpole et ses associés.
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Mais pour mieux faire entendre toutes les raisons pour lesquelles on veut engager sa majesté à traiter de nouveau avec les Indiens, pour tracer une ligne de démarcation plus précise et plus certaine que celle que désigne la proclamation du mois d'octobre 1763, nous prendrons la liberté d'exposer quelques faits.
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Nous apprenons que les colons sont retournés à la Crique de la Pierre-Rouge et sur les bords de la rivière de la Fraude[56], en plus grand nombre qu'auparavant.
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»La deuxième, c'est qu'on y soigne la culture des bois de construction et autres matières qui peuvent servir à la marine, et qu'on les échange pour des marchandises des manufactures anglaises.
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--La nature nous indique où nous pouvons recueillir promptement et facilement une grande quantité de chanvre; et par ce moyen, non-seulement nous empêcherons, chaque année, des sommes considérables de sortir du royaume, mais nous emploierons nos propres sujets avec beaucoup d'avantage, et nous les paierons avec des marchandises de nos manufactures.
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Mais examinons maintenant ce qu'il arriveroit si l'on pouvoit contenir ces habitans dans un territoire resserré.
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Long-temps animé d'un zèle sincère et infatigable, je me suis efforcé d'empêcher qu'on ne brisât ce magnifique vase de porcelaine, l'empire britannique! car je savois que lorsqu'il seroit une fois brisé, ses différentes parties ne pourroient conserver la force et le prix qu'avoit eu le tout, et qu'on ne devoit espérer de les voir jamais bien réunies.
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À cela, il est aisé de faire plusieurs réponses.
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quelque temps aux échecs, après votre dîner, vous pourriez dire cela pour excuse.
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Pas une fois.