Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

By Benjamin Franklin

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différens mouvemens, lors
même que la main étoit chargée d'une bouteille tenant un pinte.» Une
lettre de Genève du 28. Février porte que le paralytique tiroit son
chapeau sans peine, qu'il manioit de gros marteaux, & qu'il comptoit
pouvoir forger en peu de jours.

Il a été soutenu[4] en l'année 1751. dans l'Université de Prague en
Bohême, une Thèse de médecine sur l'utilité de l'électricité pour la
guérison des maladies. Quoique les expériences & les observations dont
cette thèse est remplie, n'ayent pas toutes le mérite de la nouveauté,
elles sont trop intéressantes par leur objet & par l'ordre dans lequel
elles sont rapportées, pour ne pas trouver place dans cette histoire.
Après avoir examiné les effets de l'électricité tant sur les corps
fluides, que sur les corps solides en général qui ont été exposés à son
action, & après avoir prouvé par des expériences suivies & comparées que
l'électricité augmente l'évaporation naturelle de la plupart des uns, &
la transpiration insensible des autres: après avoir expliqué comment &
pourquoi l'électricité accélère l'écoulement des liqueurs dans les
tuyaux capillaires dont elle rend les jets continus & divergens, &
qu'elle ne produit pas le même effet dans des tuyaux d'un plus grand
diamètre[5]: après avoir fait voir par une expérience déjà connuë que la
végétation des plantes est avancée par l'électricité: enfin après avoir
démontré par le résultat de quantité d'expériences combinées & répétées
de différentes manières en différens tems sur des corps animés de
différens genres, que l'électricité augmente la transpiration des
animaux en favorisant en eux le mouvement des fluides & l'action tonique
des solides, l'auteur de cette thèse pour rechercher les maladies
auxquelles l'_électrisation_ pourroit servir de remède, prend pour
exemple la paralysie dont il examine en détail les différens symptômes &
les différens effets. Après avoir cité l'opinion d'un fameux
Professeur[6] en médecine de Montpellier, qui prétend que le fluide
nerveux n'est autre chose que le fluide électrique. Il rapporte les
raisons qui appuyent cette conjecture & adopte son sentiment. Il ne
doute même pas que ce fluide qui parcourt les nerfs avec une vîtesse
incompréhensible, pour mettre les muscles en mouvement au premier ordre
de la volonté, n'ait la plus grande part à l'origine, à la vigueur & à
l'entretien de la chaleur naturelle. De là il passe aux diverses
méthodes de traiter les paralysies, & n'oublie pas celle d'y appliquer
l'électricité. Il en prouve l'efficacité par le traitement
circonstancié, par le changement en mieux & par la guérison parfaite de
quatre paralytiques, par le soulagement d'un rhumatisme très-douloureux,
par la résolution des nodus & le rétablissement des forces d'un gouteux
& d'un autre malade privés l'un

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Text Comparison with Benjamin Franklin Representative selections, with introduction, bibliograpy, and notes

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.
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"[i-137] Like the members of the Royal Society, Franklin would bring the words of written.
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After his first political pamphlet, he widened his horizon from provincial to colonial affairs.
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In addition to the works mentioned above which aided Franklin in arriving at a natural religion, it is certain that his views and even idiom received stout reinforcement from such a passage as follows from Ray's classic work: There is no greater, at least no more palpable and convincing argument of the existence of a Deity, than the admirable act and wisdom that discovers itself in the make and constitution, the order and disposition, the ends and uses of all the parts and members of this stately fabric of heaven and earth; for if in the works of art .
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E.
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_Monthly Review; or Literary Journal: By Several Hands.
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_American Thought from Puritanism to Pragmatism and Beyond.
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My Proposal was to build a Wharff there fit for us to stand upon, and I show'd my Comrades a large Heap of Stones which were intended for a new House near the Marsh, and which would very well suit our Purpose.
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By this means he turn'd our Attention to what was good, just, and prudent in the Conduct of Life; and little or no Notice was ever taken of what related to the Victuals on the Table, whether it was well or ill drest, in or out of season, of good or bad flavour, preferable or inferior to this or that other thing of the kind; so that I was bro't up in such a perfect Inattention to those Matters as to be quite Indifferent what kind of Food was set before me, and so unobservant of it, that to this Day, if I am ask'd I can scarce tell a few Hours after Dinner, what I din'd upon.
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{7} and breakfast.
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| Aspects, &c.
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_ | | 13 |[Cancer] 7 | [Moon] with [Jupiter] | | 14 | 21 | [Saturn] rise 2 4 | | 15 |[Leo] 6 | [Jupiter] set 2 9 | | 16 | 21 | Sirius.
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These kind of secondary taxes, however, we do not complain of, though we have no share in the laying, or disposing of them; but to pay immediate heavy taxes, in the laying, appropriation, and disposition of which we have no part, and which perhaps we may know to be as unnecessary, as grievous, must seem hard measure to Englishmen, who cannot conceive, that by hazarding their lives and fortunes, in subduing and settling new countries, extending the dominion, and increasing the commerce of the mother nation, they have forfeited the native rights of Britons, which they think ought rather to be given to them, as due to such merit, if they had been before in a state of slavery.
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You ought not to wish yourself an Enthusiast.
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Both these bodies proceed with the greatest unanimity, and their meetings are well attended.
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Our militia, you find by experience, are sufficient to defend our lands from invasion; and the commerce with us will be defended by all the nations who find an advantage in it.
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, appear to me vain and Impracticable.
Page 685
"No.
Page 778
See _Dictionary of National Biography_, XXIX, 104-5.
Page 790
Sp.