Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

By Benjamin Franklin

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orages. En continuant & même en forçant
l'électrisation, tout cela se termine par une violente explosion qui
fait avec le plus brillant éclair un bruit aussi éclatant que celui du
plus fort coup de fouet.

Après cette explosion, l'on trouve à l'endroit où elle s'est faite sur
la glace une trace blanchâtre plus ou moins apparente assez
ordinairement en zic-zac, qui traverse la bordure découverte depuis le
bord de l'étain jusqu'au cadre sous lequel elle va se perdre. En passant
le doigt ou l'ongle dessus on sent que la glace est dépolie & raboteuse
en cet endroit, ce qui prouve évidemment que la matière électrique
pénètre le verre sans le traverser.

Si, immédiatement après l'explosion on approchoit le nez de l'endroit où
elle s'est faite, l'on y sentiroit une odeur de soufre très-frappante.
Cette odeur est si volatile qu'elle s'exhale en peu de tems, & il ne
faut que deux ou trois explosions pour en remplir toute la chambre,
quelque grande qu'elle puisse être. Il n'y a personne qui ne reconnoisse
à tous ces traits le plus redoutable des météores; c'est la raison pour
laquelle on a donné à cette expérience le nom de tonnerre artificiel. Il
est très-possible d'en tirer des effets aussi surprenans que ceux du
tonnerre naturel.

C'est avec cette glace que j'ai percé d'un coup d'électricité jusqu'à
cent soixante feüilles de papier fin; elle m'a aussi servi à enflammer
la poudre à canon froide; mais je trouve plus commode l'usage des grands
vases de verre bien armés.

Dans la première idée que M. Franklin s'étoit formée de la nature du
tonnerre, il avoit supposé que les nuages orageux étoient électrisés
positivement, & c'est sur cette hypothèse qu'il avoit établi sa première
Théorie; dès qu'il a reconnu que l'électricité des nuages est négative
bien plus souvent qu'elle n'est positive, il n'a pas hésité à changer
d'opinion; loin d'être plus attaché à sa nouvelle conjecture qu'il ne
l'avoit été à la première, il la donne pour ce qu'elle est & propose
lui-même les objections qui peuvent l'embarrasser.

C'est avec la même franchise qu'il se rend aux découvertes d'autrui. On
lui apprend que l'électricité du soufre paroît d'une nature différente
de celle du verre; il se met sur le champ à répéter les expériences qui
peuvent constater le fait, & convaincu par lui-même de la vérité, il en
laisse toute la gloire à son émule.

Avec le secours des grands vases multipliés, M. Franklin est parvenu à
aimanter des aiguilles, à en changer les pôles à volonté, & à démontrer
par ces merveilles que la vertu magnétique n'est qu'un effet
d'électricité. Peut-être la pierre d'aimant elle-même n'est-elle devenuë
aimant que

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Text Comparison with A Book of Gems Choice selections from the writings of Benjamin Franklin

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1 The Warning 390 The Work of Creation 8 The Work of the Disciples 417 Theory and Practice 479 Things Not Forbidden 290 Thirty Years Ago 376 Too Late for the Cars 269 True Missionaries 18 The New and the Old 464 Universalism 75 Universalism Unbelief .
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Let us “hear what the Spirit says to the churches,” and not he of those who “depart from the faith,” giving heed to seducing spirits, and not listen to “unstable souls,” or those “ever learning and never able to the knowledge of the truth.
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It is of God, of Christ, of the Spirit, of the apostles and by the word.
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He needs no money only that _given to him through love and devotion to his cause_.
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There must be no wedge of gold in the camp, no Achan.
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Though he quoted Scripture, it was not as a rule of faith and practice; not as a system of religion, nor as supreme authority, but merely to give currency to the theory he was laboring to introduce and support it in the minds of the people.
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A bare resurrection only raised a man to what he was before he died, and left him as liable to death as he was before he died; but the resurrection of Christ and those who rose after he rose was more than this.
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We insist, therefore, that one of the most inexcusable, unreasonable and unjustifiable positions a man can occupy, is to hold on to, contend for and insist that he can not do without a creed which he insists is just like the Bible, though he can have the Bible itself! The Bible will certainly accomplish all that any creed just like it can.
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The Lord has men yet in this world, good and true, who will reward labors of the faithful and persevering preacher of the gospel and support him.
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_Second.
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spreading the knowledge of God, and filling the world with his glory.
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Nor need we think we can take the great cities by getting a few rich or popular men.
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In the early part of his life, and the time he put forth his most vigorous efforts, he had no assurance that such works as he issued would ever be a source of profit.
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What course shall we take, then, during the coming campaign? Shall preachers of the gospel of Christ enter the pulpit, with exciting political news in their heads and hearts, and make Kansas-Nebraska, and anti-Kansas-Nebraska, Slavery and anti-Slavery speeches? Shall their themes be the Constitution, Liberty, Popular Sovereignty, North, South, Fillmore, Buchanan, Fremont, American, Democratic and Republican.
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James and Paul were speaking of precisely the same kind of faith; but Paul’s “deeds of the law” are not the same as James’ “works;” or no man can avoid a contradiction.
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By no means do we love controversy.
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Unto you, this day, in the city of David, a Savior is born, which is Christ the Lord.
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If man becomes extinct at death there is nothing to raise from the dead.
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We receive what the Bible says _implicitly_, or because _the Bible says it_.
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Hopson.