Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

By Benjamin Franklin

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pour répandre dans cette seconde édition
toute la clarté qui a pû dépendre de mes soins. Ils se trouveront bien
récompensés, si les changemens que j'ai faits du consentement de Mr.
Franklin, sont approuvés du public.

Au reste j'ai pensé que ceux qui n'ont pas fait une étude particulière
de l'électricité seroient bien-aises d'en connoître les progrès depuis
son origine jusqu'aux découvertes de M. Franklin. L'histoire qu'en a
faite M. de Secondat pour l'Académie de Bordeaux en 1748. me rendoit ce
travail facile; on verra que j'ai profité de cet excellent ouvrage; j'y
ai ajouté des choses ou qui n'étoient pas venuës alors à la connoissance
de M. de Secondat, ou qu'il avoit crû devoir négliger, & j'y ai joint
les découvertes qui ont été faites sur le même sujet depuis son histoire
jusqu'à présent. J'espère qu'en allant par cette voye à mon objet
principal, qui est de mettre les Lecteurs en état de mieux juger du
mérite de mon auteur, & de la valeur de son ouvrage, je ne leur
laisserai rien à désirer sur les faits principaux de l'électricité.




HISTOIRE ABRÉGÉE
DE
L'ÉLECTRICITÉ.


La première chose qui a fait reconnoître l'Électricité, est la vertu
d'attirer que l'on a remarquée en certains corps, après qu'ils ont été
frottés. Le premier de tous, dans lequel ont ait observé cette vertu,
c'est l'ambre jaune connu des anciens sous le nom d'_Electrum_; c'est de
ce nom que cette vertu a retenu celui d'Électricité, & l'on appelle
corps électriques ceux qui en sont pourvûs. Il seroit difficile &
peut-être impossible de déterminer le tems où l'on a observé pour la
première fois que l'ambre-jaune, après avoir été frotté, attire les
brins de paille dont on l'approche. Ce qu'en disent quelques-uns des
auteurs anciens qui en ont fait mention, comme Thalès de Milet,
Plutarque, Pline, &c. prouve que l'observation de ce phénomène est
très-ancienne, aussi ne se trouve-t-il guères de traités de Physique où
il n'en soit parlé; mais personne que l'on sçache ne s'étoit avisé de
faire sur ce sujet des recherches suivies avant Gilbert médecin Anglois
qui vivoit vers l'an 1600. après avoir recueilli sur l'aimant les
découvertes de ceux qui l'avoient précédé & avoir fait lui-même un grand
nombre d'observations nouvelles sur les propriétés de cette merveilleuse
pierre, il crut devoir considérer les propriétés de l'_Electrum_ qui
paroissent avoir du rapport à celles de l'aimant. Il avoit pû d'abord
regarder cette résine comme une espèce d'aimant dont la vertu a besoin
d'être excitée par le frottement. Quoi qu'il en soit, il parle de cette
vertu comme d'une chose que l'on connoissoit de tout tems. On avoit
aussi reconnu la même propriété dans

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Text Comparison with The Autobiography of Benjamin Franklin

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In 1757 he was sent to England to protest against the influence of the Penns in the government of the colony, and for five years he remained there, striving to enlighten the people and the ministry of England as to Colonial conditions.
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My uncle Benjamin, too, approved of it, and proposed to give me all his short-hand volumes of sermons, I suppose as a stock to set up with, if I would learn his character.
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born 1667, died 1752, ----- 95.
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I had a brother-in-law, Robert Holmes, master of a sloop that traded between Boston and Delaware.
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Then he wrote a civil letter to Sir William, thanking him for the patronage he had so kindly offered me, but declining to assist me as yet in setting up, I being, in his opinion, too young to be trusted with the management of a business so important, and for which the preparation must be so expensive.
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At length, receiving his quarterly allowance of fifteen guineas, instead of discharging his debts he walk'd out of town, hid his gown in a furze bush, and footed it to London, where, having no friend to advise him, he fell into bad company, soon spent his guineas, found no means of being introduc'd among the players, grew necessitous, pawn'd his cloaths, and wanted bread.
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They all continued their regard for me as long as they lived.
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It was a folio, pro patria size, in pica, with long primer notes.
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The two works I allude to, sir, will in particular give a noble rule and example of self-education.
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, almanacs, ballads, and a few common school-books.
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"That he ought to be worshiped by adoration, prayer, and thanksgiving.
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beasts and half devils.
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Morris ask'd me if I thought he must expect as uncomfortable an administration.
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As soon as the loss of the waggons and horses was generally known, all the owners came upon me for the valuation which I had given bond to pay.
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and his companions' guns would not go off, the priming being wet with the rain.
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I was at their church, where I was entertain'd with good musick, the organ being accompanied with violins, hautboys, flutes, clarinets, etc.
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No one of these has the advantage of knowing all the ideas and experience of the others, and, therefore, can not draw just conclusions from a combination of the whole.
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I set out immediately, with my son, for London, and we only stopt a little by the way to view Stonehenge on Salisbury Plain, and Lord Pembroke's house and gardens, with his very curious antiquities at Wilton.
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