Memoirs of Benjamin Franklin; Written by Himself. [Vol. 1 of 2] With His Most Interesting Essays, Letters, and Miscellaneous Writings; Familiar, Moral, Political, Economical, and Philosophical, Selected with Care from All His Published Productions, and Comprising Whatever Is Most Entertaining and Valuable to the General Reader

By Benjamin Franklin

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Collins, had been
unsettled by me, for which they both made me suffer. Osborne was
sensible, candid, frank, sincere, and affectionate to his friends; but
in literary matters too fond of criticism. Ralph was ingenuous, genteel
in his manners, and extremely eloquent; I think I never knew a prettier
talker. Both were great admirers of poetry, and began to try their hands
in little pieces. Many pleasant walks we have had together on Sundays in
the woods on the banks of the Schuylkill, where we read to one another,
and conferred on what we had read. Ralph was inclined to give himself up
entirely to poetry, not doubting but he might make great proficiency in
it, and even make his fortune by it. He pretended that the greatest
poets must, when they first began to write, have committed as many
faults as he did. Osborne endeavoured to dissuade him, assured him he
had no genius for poetry, and advised him to think of nothing beyond the
business he was bred to; "that in the mercantile way, though he had no
stock, he might, by his diligence and punctuality, recommend himself to
employment as a factor, and in time acquire wherewith to trade on his
own account." I approved, for my part, the amusing one's self with
poetry now and then, so far as to improve one's language, but no
farther. On this it was proposed that we should each of us, at our next
meeting, produce a piece of our own composing, in order to improve by
our mutual observations, criticisms, and corrections. As language and
expression was what we had in view, we excluded all considerations of
invention, by agreeing that the task should be a version of the
eighteenth Psalm, which describes the descent of a deity. When the time
of our meeting drew nigh, Ralph called on me first, and let me know his
piece was ready: I told him I had been busy, and, having little
inclination, had done nothing. He then showed me his piece for my
opinion, and I much approved it, as it appeared to me to have great
merit. "Now," said he, "Osborne never will allow the least merit in
anything of mine, but makes a thousand criticisms out of mere envy: he
is not so jealous of you; I wish, therefore, you would take this piece
and produce it as yours: I will pretend not to have had time, and so
produce nothing; we shall then hear what he will say to it." It was
agreed, and I immediately transcribed it, that it might appear

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Text Comparison with Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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Mais il n'a porté ses Mémoires que jusqu'à l'année 1757; et je sais que depuis qu'il a envoyé en Angleterre le manuscrit que j'ai lu, il lui a été impossible d'y rien ajouter.
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Mon frère étant célibataire n'avoit point d'ordinaire chez lui.
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Il me reprocha obligeamment de ne m'être pas présenté chez lui à mon arrivée dans la ville; et m'invita à l'accompagner à la taverne, où il alloit avec le colonel Finch boire d'excellent vin de Madère.
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Ils cultivoient les muses, ainsi qu'Osborne; et ils s'étoient déjà essayés tous deux, par quelques petites poésies.
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Mais aucune excuse ne fut admise; il fallut produire la pièce.
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Les magasins de lecture n'étoient point encore en usage.
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N'étant retenu, dans ce temps-là, par aucun frein religieux, et abusant de l'avantage que sembloit me donner.
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Là, n'ayant point d'ami qui pût le diriger, il fit de mauvaises connoissances, dépensa bientôt ses quinze guinées, ne trouva aucun moyen de se faire présenter aux comédiens, devint méprisable, mit ses hardes en gage et manqua de pain.
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Keimer étoit dans la rue; il me vit, et d'un ton haut et courroucé, il me cria de faire attention à mon ouvrage.
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Je lui écrivis une lettre remplie de témoignages de reconnoissance, en le priant de m'accorder encore un petit délai, à quoi il consentit.
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Tout celui qui avoit été créé jusqu'alors en Pensylvanie, ne s'élevoit qu'à quinze mille livres sterlings, et il devoit être bientôt.
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Je commençai à payer peu-à-peu la dette que j'avois contractée; et afin d'établir mon crédit et ma réputation, comme commerçant, j'eus soin, non-seulement d'être laborieux et frugal, mais d'éviter toute apparence du contraire.
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On en fit circuler des copies dans toute la province; et, en peu de temps, le nombre des signataires s'éleva jusqu'à dix mille.
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Admettant l'identité de la foudre et de la matière électrique, et connoissant la double propriété qu'ont les pointes d'écarter les corps chargés d'électricité, et d'attirer ce fluide doucement et imperceptiblement, il suggéra l'idée de préserver les maisons et les vaisseaux du danger de la foudre, en y plaçant des barres de fer pointues, qui en surmonteroient de quelques pieds la partie la plus élevée, et descendroient aussi de quelques pieds, soit dans la terre, soit dans l'eau.
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--Malgré cela, on s'est étayé naguère de l'autorité du docteur Franklin, pour prétendre que le latin, le grec et les autres langues mortes, étoient un embarras dans le plan d'une éducation utile; et que le soin qu'on avoit pris de fonder un collége plus étendu que le sien, avoit été contraire à son intention et lui avoit occasionné du mécontentement.
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Thomas Penn et Richard Penn à souscrire pour une somme annuelle, et à donner ensuite 5000 livres sterlings au collége de Philadelphie.
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Un irlandois, nommé _Puckeridge_, essaya de former un instrument harmonieux, en plaçant sur une table un certain nombre de verres de diverse grandeur et à moitié remplis d'eau.
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Ce ne fut que le troisième ou quatrième jour qu'il se.
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Quelques années après, il essuya encore une maladie pareille: mais il en guérit promptement et sa respiration ne s'en ressentit point.
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troublée, et toutes sortes d'idées désagréables en deviennent, dans le sommeil, la conséquence naturelle.