Memoirs of Benjamin Franklin; Written by Himself. [Vol. 1 of 2] With His Most Interesting Essays, Letters, and Miscellaneous Writings; Familiar, Moral, Political, Economical, and Philosophical, Selected with Care from All His Published Productions, and Comprising Whatever Is Most Entertaining and Valuable to the General Reader

By Benjamin Franklin

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in spite of principle; being called one
morning to breakfast, I found it in a china bowl, with a spoon of
silver. They had been bought for me without my knowledge by my wife, and
had cost her the enormous sum of three-and-twenty shillings; for which
she had no other excuse or apology to make, but that she thought _her_
husband deserved a silver spoon and china bowl as well as any of his
neighbours. This was the first appearance of plate and china in our
house, which afterward, in a course of years, as our wealth increased,
augmented gradually to several hundred pounds in value.

I had been religiously educated as a Presbyterian; but though some of
the dogmas of that persuasion appeared unintelligible, and I early
absented myself from their public assemblies (Sunday being my studying
day), I never was without some religious principles: I never doubted,
for instance, the existence of a Deity; that he made the world, and
governed it by his providence; that the most acceptable service of God
was the doing good to man; that our souls are immortal; and that all
crimes will be punished, and virtue rewarded, either here or hereafter.
These I esteemed the essentials of every religion; and being to be found
in all the religions we had in our country, I respected them all, though
with different degrees of respect, as I found them more or less mixed
with other articles, which, without any tendency to inspire, promote, or
confirm morality, served principally to divide us, and make us
unfriendly to one another. This respect to all, with an opinion that the
worst had some effects, induced me to avoid all discourse that might
tend to lessen the good opinion another might have of his own religion;
and as our province increased in people, and new places of worship were
continually wanted and generally erected by voluntary contribution, my
mite for such purpose, whatever might be the sect, was never refused.

Though I seldom attended any public worship, I had still an opinion of
its propriety and of its utility when rightly conducted, and I regularly
paid my annual subscription for the support of the only Presbyterian
minister or meeting we had in Philadelphia. He used to visit me
sometimes as a friend, and admonish me to attend his administrations;
and I was now and then prevailed on to do so; once for five Sundays
successively. Had he been in my opinion a good preacher, perhaps I might
have continued, notwithstanding the occasion I had for the Sunday's
leisure in my course of study: but

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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Il faut au contraire dans une matière aussi nouvelle que l'est celle-ci, se contenter de considérer les faits sous de nouveaux points de vûe, pour tâcher de les généraliser & d'en former un ordre systématique & suivi.
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prouve que l'observation de ce phénomène est très-ancienne, aussi ne se trouve-t-il guères de traités de Physique où il n'en soit parlé; mais personne que l'on sçache ne s'étoit avisé de faire sur ce sujet des recherches suivies avant Gilbert médecin Anglois qui vivoit vers l'an 1600.
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Hauksbée s'avisa d'employer dans ses expériences un tube ou cylindre creux de verre.
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Il ne doute même pas que ce fluide qui parcourt les nerfs avec une vîtesse incompréhensible, pour mettre les muscles en mouvement au premier ordre de la volonté, n'ait la plus grande part à l'origine, à la vigueur & à l'entretien de la chaleur naturelle.
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Conduit par cette observation & par une infinité d'autres rapprochées avec sagacité, il découvre une analogie surprenante entre l'électricité & la foudre: il fait voir par des raisons solides que le feu électrique & le feu du ciel sont le même élément bien différent du feu commun, quoiqu'il puisse le produire.
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Si vous n'y trouvez rien d'intéressant (ce qui est très-possible, attendu la multitude de sçavans en Europe qui sont continuellement occupés aux mêmes recherches) elles vous prouveront du moins que nous n'avons pas négligé les instrumens qui nous ont été mis entre les mains, & que, s'ils ne nous ont pas servi à faire des découvertes intéressantes, quelle qu'en puisse être la cause, ce n'est pas manque de zêle ni d'application.
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est électrisé, ou à une atmosphère qui lui soit communiquée; & si nous considérons chaque côté comme une base sur laquelle les particules électriques reposent, & par laquelle elles sont attirées, on peut voir en imaginant une ligne de A en F, & une autre de F en G, que la portion d'atmosphère enfermée dans F A E G, a la ligne A E pour base.
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Sur ces principes fondamentaux nous supposons que les corps électrisés déchargent leur atmosphère sur les corps non électrisés avec plus de facilité & à une plus grande distance de leurs angles & de leurs pointes que de leurs côtés unis.
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Une bouteille électrique bien propre garnie de son fil-d'archal, remplie d'air au lieu d'eau, ne se chargera, & ne donnera pas plus de choc que si elle étoit remplie de verre pulvérisé; mais étant vuide d'air, elle produit autant d'effet que si elle.
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Faites tenir un fil-d'archal dans le plomb dont le bas de la bouteille est armé (_d_), de sorte qu'en faisant un coude pour se relever perpendiculairement, l'anneau qui le termine se trouve de niveau avec le haut ou l'anneau du fil-d'archal qui entre dans le liége (_e_) à trois ou quatre pouces de distance.
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Nous avons fait ici cette découverte de la manière suivante.
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L'eau étant électrisée, les vapeurs qui s'en exhalent seront également électrisées, & flottant dans l'air sous la forme de nuages ou autrement, elles retiendront cette quantité de feu électrique jusqu'à ce qu'elles rencontrent d'autres nuages ou d'autres corps qui ne soient pas électrisés au même point, & alors elles le communiqueront, comme il a été dit ci-devant.
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ou condensé par la perte du feu qui favorisoit son expansion, les triangles se resserrent: l'air avec son eau descend comme une rosée; ou si l'eau environnant une particule d'air, vient en contact avec l'eau qui en environne une autre, elles se réunissent & forment une goute, ce qui nous donne la pluye.
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Que les deux bandes représentent donc deux nuages; l'une un nuage de mer électrisé, & l'autre un nuage de terre.
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Franklin, est cette égale quantité de matière électrique chassée de ce côté par celle que le côté opposé reçoit du conducteur, & qui continuëra à donner une vertu électrique à chaque chose qui sera en contact avec elle jusqu'à ce qu'elle soit entièrement déchargée de son feu électrique; à quoi l'Abbé fait cette objection.
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Si l'opinion de l'Abbé est fondée, que la surface extérieure communiquant avec la doublure est chargée aussi bien que l'intérieure communiquant avec le crochet, comment puis-je, moi qui suis sur la cire, décharger ces deux bouteilles, quand il est bien connu que je n'en pourrois pas décharger une séparément? Bien plus, supposé que j'aye tiré la matière électrique des deux, qu'est-elle devenuë? car il ne paroît pas que j'en aye une quantité plus grande quand l'expérience est finie, & que je n'ai pas bougé de dessus la cire.
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Approchez du milieu d'A le tube de verre frotté, & le tenant peu de tems à la distance de quelques pouces, vous verrez chaque paire de boule se séparer: écartez le tube, & les boules de A s'uniront & se repousseront encore l'une l'autre; mais celles de B seront à peine affectées.