The Autobiography of Benjamin Franklin

By Benjamin Franklin

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neighbors. This was the
first appearance of plate and China in our house, which afterward, in a
course of years, as our wealth increas'd, augmented gradually to
several hundred pounds in value.

I had been religiously educated as a Presbyterian; and tho' some of the
dogmas of that persuasion, such as the eternal decrees of God,
election, reprobation, etc., appeared to me unintelligible, others
doubtful, and I early absented myself from the public assemblies of the
sect, Sunday being my studying day, I never was without some religious
principles. I never doubted, for instance, the existence of the Deity;
that he made the world, and govern'd it by his Providence; that the
most acceptable service of God was the doing good to man; that our
souls are immortal; and that all crime will be punished, and virtue
rewarded, either here or hereafter. These I esteem'd the essentials of
every religion; and, being to be found in all the religions we had in
our country, I respected them all, tho' with different degrees of
respect, as I found them more or less mix'd with other articles, which,
without any tendency to inspire, promote, or confirm morality, serv'd
principally to divide us, and make us unfriendly to one another. This
respect to all, with an opinion that the worst had some good effects,
induc'd me to avoid all discourse that might tend to lessen the good
opinion another might have of his own religion; and as our province
increas'd in people, and new places of worship were continually wanted,
and generally erected by voluntary contributions, my mite for such
purpose, whatever might be the sect, was never refused.

Tho' I seldom attended any public worship, I had still an opinion of
its propriety, and of its utility when rightly conducted, and I
regularly paid my annual subscription for the support of the only
Presbyterian minister or meeting we had in Philadelphia. He us'd to
visit me sometimes as a friend, and admonish me to attend his
administrations, and I was now and then prevail'd on to do so, once for
five Sundays successively. Had he been in my opinion a good preacher,
perhaps I might have continued, notwithstanding the occasion I had for
the Sunday's leisure in my course of study; but his discourses were
chiefly either polemic arguments, or explications of the peculiar
doctrines of our sect, and were all to me very dry, uninteresting, and
unedifying, since not a single moral principle was inculcated or
enforc'd, their aim seeming to be rather to make us Presbyterians than
good citizens.

At length he took

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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À PARIS, Chez F.
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Le mot _résister_[5] est un mot nouveau: mais je l'ai vu employer d'une manière neuve, en disant: _Les représentans qui ont résisté à cette mesure à laquelle j'ai toujours moi-même _résisté_.
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Si par la liberté de la presse nous entendons simplement la liberté de discuter l'utilité des mesures du gouvernement et des opinions politiques, jouissons de cette liberté de la manière la plus étendue: mais si c'est au contraire, la liberté d'insulter, de calomnier, de diffamer, je déclare que dès que nos législateurs le jugeront à propos, je renoncerai volontiers à la part qui m'en revient; et que je consentirai de bon coeur à changer la liberté d'outrager les autres, pour le privilége de n'être point outragé moi-même.
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Ceux qui en usent sont punis comme des perturbateurs, tandis que le droit de calomnier est encore dans toute sa force, parce que les loix, qu'on a faites contre lui, sont rendues inutiles par la liberté de la presse.
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Ainsi, renvoyer les esclaves dans les lieux où ils sont nés, ce seroit les faire passer de la lumière dans les ténèbres.
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Le matelot, qui est au service du roi, est forcé de combattre, et de s'exposer à tous les dangers de la guerre.
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Ce qui le prouve, c'est que pour servir dans ces vaisseaux et courir les mêmes dangers, on n'a besoin de presser ni les capitaines, ni les lieutenans, ni les gardes-marine, ni les trésoriers, ni beaucoup d'autres officiers.
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Mais quand ils sont revenus parmi nous, à peine savoient-ils courir.
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beaucoup mieux en faire du cidre.
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En un mot, le fermier est en état de donner de si bons gages à ceux qui travaillent pour lui, que tous ceux qui connoissent l'ancien monde, doivent convenir qu'il n'y a pas d'endroit où les manouvriers soient si bien nourris, si bien vêtus, si bien logés, que dans les États-Unis de l'Amérique.
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Les loix les protégent assez, pour qu'ils n'aient besoin de l'appui d'aucun homme en place; et chacun d'eux peut jouir en paix du produit de son industrie.
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Si de tels encouragemens peuvent avoir lieu, ce n'est que de la part du gouvernement de quelqu'un des états.
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1º.
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;--Que ces articles peuvent être charriés à très-bon marché dans un port de mer;--«Que les frais de charroi sont si peu de chose, qu'il est.
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_) [63] Ces encouragemens étoient une exemption de toute espèce de paiement en argent, de cens pour dix ans, et de toutes les taxes pour quinze ans.
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L'on pense, je crois, que l'intérêt général d'un état, quel qu'il soit, est que le peuple y soit nombreux et riche; qu'il y ait assez d'hommes pour combattre pour sa défense, et assez pour payer les impôts nécessaires aux frais de son gouvernement; car c'est ce qui contribue à sa sécurité et à le faire respecter des puissances étrangères.
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--Par exemple, s'il a cent mille pièces d'étoffe, vingt mille pièces de vin, dix mille barriques d'eau-de-vie à fournir de plus aux Américains, non-seulement le travail des hommes nécessaires à la production et à la fabrication de ces marchandises, mais toutes les autres sortes de travaux augmenteront de prix.
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[71] Cette lettre, dont la copie, que nous avons, est de la main de Chamfort, a été écrite en français par Franklin: c'est pourquoi nous nous sommes fait un devoir de ne pas toucher au style.
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| MAR.
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Ma liste des vertus n'en contenoit d'abord que douze; mais un quaker de mes amis m'avertit, avec bonté, que je passois généralement pour être orgueilleux; que j'en donnois souvent des preuves; que, dans la conversation, non content d'avoir raison lorsque je disputois quelque point, je voulois encore prouver aux autres qu'ils avoient tort; que j'étois, de plus, insolent; ce dont il me convainquit, en m'en rapportant différens exemples.