The Autobiography of Benjamin Franklin

By Benjamin Franklin

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kindly informed me that I was generally thought proud; that my
pride show'd itself frequently in conversation; that I was not content
with being in the right when discussing any point, but was overbearing,
and rather insolent, of which he convinc'd me by mentioning several
instances; I determined endeavouring to cure myself, if I could, of
this vice or folly among the rest, and I added Humility to my list,
giving an extensive meaning to the word.

I cannot boast of much success in acquiring the reality of this virtue,
but I had a good deal with regard to the appearance of it. I made it a
rule to forbear all direct contradiction to the sentiments of others,
and all positive assertion of my own. I even forbid myself, agreeably
to the old laws of our Junto, the use of every word or expression in
the language that imported a fix'd opinion, such as certainly,
undoubtedly, etc., and I adopted, instead of them, I conceive, I
apprehend, or I imagine a thing to be so or so; or it so appears to me
at present. When another asserted something that I thought an error, I
deny'd myself the pleasure of contradicting him abruptly, and of
showing immediately some absurdity in his proposition; and in answering
I began by observing that in certain cases or circumstances his opinion
would be right, but in the present case there appear'd or seem'd to me
some difference, etc. I soon found the advantage of this change in my
manner; the conversations I engag'd in went on more pleasantly. The
modest way in which I propos'd my opinions procur'd them a readier
reception and less contradiction; I had less mortification when I was
found to be in the wrong, and I more easily prevail'd with others to
give up their mistakes and join with me when I happened to be in the
right.

And this mode, which I at first put on with some violence to natural
inclination, became at length so easy, and so habitual to me, that
perhaps for these fifty years past no one has ever heard a dogmatical
expression escape me. And to this habit (after my character of
integrity) I think it principally owing that I had early so much weight
with my fellow-citizens when I proposed new institutions, or
alterations in the old, and so much influence in public councils when I
became a member; for I was but a bad speaker, never eloquent, subject
to much hesitation in my choice of words, hardly correct in language,
and yet

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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_) [7] The Gentleman's Magazine.
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--Ici on compare deux choses qui ne sont pas comparables, l'injustice faite aux gens de mer, et les embarras occasionnés au commerce.
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Si cela est, il doit y avoir une cause, ou plusieurs causes de la dépravation du peuple anglais.
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eut une preuve, lors du traité conclu à Lancastre, en Pensylvanie, en 1744, entre le gouvernement de Virginie et les six Nations.
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Ils remarquent qu'il n'y a jamais de revenu suffisant sans économie; et que toutes les productions annuelles d'un pays peuvent être dissipées en dépenses vaines et inutiles, et la pauvreté succéder à l'abondance.
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La vérité est que quoique dans ce pays il y ait très-peu de gens aussi misérables que les classes pauvres d'Europe, il y en a aussi très-peu qu'on pût regarder en Europe comme riches.
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Les heures du travail seront, chaque jour, distribuées de manière que le maître à écrire et le maître de mathématiques, puissent donner des leçons aux diverses classes; car il faut que tous les élèves continuent à se perfectionner dans l'écriture, et apprennent l'arithmétique, la partie des comptes, la géographie, l'usage de la sphère, le dessin et la mécanique.
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Les terres des bords de l'Ohio sont extrêmement fertiles; le climat y est tempéré.
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Mais, quoi! le charroi d'environ soixante-dix milles, à partir des montagnes de l'Ohio, charroi dont les frais n'augmenteront pas le prix des étoffes les plus grossières de plus d'un demi-sou anglais par aune[60], changera-t-il donc l'état du commerce relativement aux colons de ces contrées? Sera-t-il, comme l'avancent les lords commissaires, «sans aucun avantage pour ce royaume?»--Les pauvres Indiens de l'Amérique septentrionale, qui habitent les parties les plus éloignées des côtes, et qui n'ont rien que ce qu'ils prennent à la chasse, sont pourtant en état de payer les toiles, les étoffes de laine, les ustensiles de fer, que leur fournissent les marchands anglais, en employant toute la fraude et les ruses que la friponnerie peut inventer pour enchérir ces marchandises.
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Pourra-t-on donc à présent, les dénaturer au point d'en conclure qu'il ne faut point donner un gouvernement aux sujets du roi, établis sur le territoire de l'Ohio? Il faut aussi considérer que nous sommes convenus de payer pour une petite partie du terrain acquis au fort Stanwix, tout ce qu'en a coûté la totalité; et qu'en outre nous devons nous charger de tous les frais d'établissemens et d'entretien de la nouvelle colonie.
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Agréez mon estime et mon respect.
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Mais je connois trop bien son orgueil et sa folie pour croire qu'elle veuille prendre des mesures aussi salutaires.
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Cette classe est toujours la plus nombreuse d'une nation; et par conséquent, on ne peut pas dire heureuse la société, où par la.
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C'est, sans doute, un avantage pour toute manufacture, d'avoir des ouvriers à bon marché; et lorsque la cherté des salaires est excessive, elle devient un obstacle à l'établissement des grandes fabriques.
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Mon ennemie en personne.
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sais bien moi, que ce qui n'est pas trop boire ni trop manger, pour un homme qui fait raisonnablement d'exercice, est trop pour un homme qui n'en fait point.
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Il m'a reçu avec beaucoup de courtoisie; m'ayant connu, disoit-il, de réputation, il y a quelque temps, et m'a demandé mille choses sur la guerre et sur l'état présent de la religion, de la liberté et du gouvernement en France.
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Je désirois de passer ma vie sans commettre aucune faute dans aucun moment; je voulois me rendre maître de tout ce qui pouvoit m'y entraîner: la pente naturelle, la société, ou l'usage.
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| | | | | | | | |------|------|------|------|------|------|------| Modération.
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J'avois dessein de prouver, dans cet ouvrage, qu'en considérant seulement la nature de l'homme, les actions vicieuses n'étoient pas nuisibles, parce qu'elles étoient défendues, mais qu'elles sont défendues, parce qu'elles sont nuisibles; qu'il est de l'intérêt, de ceux même qui ne souhaitent que le bonheur d'ici-bas, d'être vertueux; et, considérant qu'il y a toujours, dans le monde, beaucoup de riches commerçans, de princes, de républiques, qui ont besoin, pour l'administration de leurs affaires, d'agens honnêtes, et qu'ils sont rares, j'aurais entrepris de convaincre les jeunes gens, qu'il n'y a point de qualités plus capables de conduire un homme pauvre à la fortune, que la probité et l'intégrité.