The Autobiography of Benjamin Franklin

By Benjamin Franklin

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beasts and half
devils. It was wonderful to see the change soon made in the manners of
our inhabitants. From being thoughtless or indifferent about religion,
it seem'd as if all the world were growing religious, so that one could
not walk thro' the town in an evening without hearing psalms sung in
different families of every street.

And it being found inconvenient to assemble in the open air, subject to
its inclemencies, the building of a house to meet in was no sooner
propos'd, and persons appointed to receive contributions, but
sufficient sums were soon receiv'd to procure the ground and erect the
building, which was one hundred feet long and seventy broad, about the
size of Westminster Hall; and the work was carried on with such spirit
as to be finished in a much shorter time than could have been expected.
Both house and ground were vested in trustees, expressly for the use of
any preacher of any religious persuasion who might desire to say
something to the people at Philadelphia; the design in building not
being to accommodate any particular sect, but the inhabitants in
general; so that even if the Mufti of Constantinople were to send a
missionary to preach Mohammedanism to us, he would find a pulpit at his
service.

Mr. Whitefield, in leaving us, went preaching all the way thro' the
colonies to Georgia. The settlement of that province had lately been
begun, but, instead of being made with hardy, industrious husbandmen,
accustomed to labor, the only people fit for such an enterprise, it was
with families of broken shop-keepers and other insolvent debtors, many
of indolent and idle habits, taken out of the jails, who, being set
down in the woods, unqualified for clearing land, and unable to endure
the hardships of a new settlement, perished in numbers, leaving many
helpless children unprovided for. The sight of their miserable
situation inspir'd the benevolent heart of Mr. Whitefield with the idea
of building an Orphan House there, in which they might be supported and
educated. Returning northward, he preach'd up this charity, and made
large collections, for his eloquence had a wonderful power over the
hearts and purses of his hearers, of which I myself was an instance.

I did not disapprove of the design, but, as Georgia was then destitute
of materials and workmen, and it was proposed to send them from
Philadelphia at a great expense, I thought it would have been better to
have built the house here, and brought the children to it. This I
advis'd; but he was resolute in his

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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Le mot _résister_[5] est un mot nouveau: mais je l'ai vu employer d'une manière neuve, en disant: _Les représentans qui ont résisté à cette mesure à laquelle j'ai toujours moi-même _résisté_.
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le lecteur les prononce souvent mal; et s'appercevant de sa méprise, il est obligé de revenir en arrière et de recommencer la phrase; ce qui diminue nécessairement le plaisir des auditeurs.
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Ils prétendent que la volaille est toujours extrêmement altérée; et que quand on lui donne de l'eau à discrétion, elle se tue elle-même en buvant outre mesure.
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L'usage de voler les marchands en pleine mer est un reste de l'ancienne piraterie; et quoiqu'il soit accidentellement avantageux à quelques particuliers, il est loin de l'être à tous ceux qui l'entreprennent, et aux nations qui l'autorisent.
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[18] Ce morceau est composé de diverses notes, que Franklin avoit écrites avec un crayon, sur les marges d'un exemplaire de la fameuse _Apologie de la Presse des Matelots_, par le juge Foster.
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Y a-t-il donc quelque proportion entre le tort fait par un vol de quatorze schellings trois sous, et la punition d'une créature humaine, qu'on fait mourir au gibet? Cette femme ne pouvoit-elle pas, par son travail, remplacer quatre fois la valeur de son vol, ainsi que dieu l'a ordonné? Tous les châtimens infligés au-delà de ce que mérite le crime, ne sont-ils pas une punition de l'innocence? Si le principe est vrai, combien l'innocence, non-seulement est _outragée_ mais _souffre_ chaque année, dans presque tous les états civilisés de l'Europe! Il semble qu'on a pensé que cette sorte d'innocence pouvoit être punie pour prévenir les crimes.
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Plusieurs conservoient de l'affection pour l'Égypte, leur terre natale; et dès qu'ils éprouvoient quelqu'embarras, quelqu'inconvénient, effet naturel et inévitable de leur changement de situation, ils accusoient leurs chefs d'être les auteurs de leur peine; et non-seulement ils vouloient retourner en Égypte, mais lapider ceux qui les en avoient arrachés[26].
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Si l'importation des objets de luxe pouvoit ruiner un peuple, nous serions probablement ruinés depuis long-temps, car la nation anglaise prétendoit avoir le droit de porter chez nous, non-seulement les superfluités de son pays, mais celles de toutes les autres contrées de la terre.
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On a vu que le pays n'étoit pas encore assez avancé pour engager des particuliers à y établir des manufactures.
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Par ce moyen les ouvriers feroient payer un plus haut prix aux consommateurs, tandis que le surcroît de salaires qu'ils recevroient, ne les rendroit ni plus heureux, ni plus riches, car ils boiroient davantage et travailleroient moins.
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Je ne veux pas, à présent, vous fatiguer de mes idées sur la manière dont a été formé le reste de notre systême terrestre.
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De régler qu'à l'avenir on n'occupera des terres des Indiens.
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Il est certain qu'en parlant de l'établissement des trois nouveaux gouvernemens, fixant leurs limites respectives, récompensant les officiers et les soldats, réglant le commerce avec les Indiens, et ordonnant l'arrestation des criminels, cette proclamation avoit pour but de convaincre les Indiens, de la justice de sa majesté, et de la résolution où elle étoit, de prévenir toute cause raisonnable de mécontentement de leur part, en défendant de former des établissemens sur le territoire qui n'avoit point été cédé à sa majesté, ou acheté par elle; et en déclarant que sa royale volonté et son bon plaisir étoit, ainsi que nous l'avons déjà rapporté, «De réserver, _pour le présent_, sous sa protection et souveraineté, et _pour l'usage des Indiens_, toutes les terres situées à l'ouest des sources des rivières qui coulent de l'ouest et du nord-ouest vers l'océan Atlantique.
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Mais pour mieux faire entendre toutes les raisons pour lesquelles on veut engager sa majesté à traiter de nouveau avec les Indiens, pour tracer une ligne de démarcation plus précise et plus certaine que celle que désigne la proclamation du mois d'octobre 1763, nous prendrons la liberté d'exposer quelques faits.
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Cela ne les empêcheroit-il pas de se livrer à l'inclination naturelle, qui les porte à cultiver la terre? Ne seroient-ils pas en même-temps forcés d'établir des manufactures qui rivaliseroient celle de la mère-patrie?--Les lords commissaires ont d'avance répondu, avec beaucoup de candeur à ces questions, dans le rapport fait en 1768.
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_) [48] Nullo in posterum impedimento, aut molestiâ afficiant.
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16º.
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Malheureusement, dans tous les états policés de l'ancien monde, une nombreuse classe de citoyens n'a pour vivre que des salaires, et ces salaires lui sont insuffisans.
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Dans cette ligne, et la colonne convenable, je pouvois marquer avec un petit trait d'encre toutes les fautes que, d'après mon examen, je reconnoîtrois avoir commis ce jour-là contre cette vertu.
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Il peut être utile, à ma postérité, de savoir que c'est à ce petit artifice, à l'aide de Dieu, que leur ancêtre a dû le bonheur constant de sa vie, jusqu'à sa soixante et dix-neuvième année, pendant laquelle ceci est écrit.