The Complete Works in Philosophy, Politics and Morals of the late Dr. Benjamin Franklin, Vol. 2 [of 3]

By Benjamin Franklin

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society that might be
proposed to him.

That it is better a hundred guilty persons should escape, than that
one innocent person should suffer, is a maxim that has been long
and generally approved; never, that I know of, controverted. Even
the sanguinary author of the Thoughts agrees to it, adding well,
"that the very thought of _injured_ innocence, and much more that
of _suffering_ innocence, must awaken all our tenderest and most
compassionate feelings, and at the same time raise our highest
indignation against the instruments of it." "But," he adds, "there is
no danger of _either_, from a strict adherence to the laws."--Really!
Is it then impossible to make an unjust law? and if the law itself be
unjust, may it not be the very "instrument" which ought "to raise the
author's, and every body's highest indignation?" I see, in the last
newspapers from London, that a woman is capitally convicted at the
Old Bailey, for privately stealing out of a shop some gauze, value
fourteen shillings and three-pence: is there any proportion between
the injury done by a theft, value fourteen shillings and three-pence,
and the punishment of a human creature, by death, on a gibbet? Might
not that woman, by her labour, have made the reparation ordained by
God, in paying fourfold? Is not all punishment, inflicted beyond
the merit of the offence, so much punishment of innocence? In this
light, how vast is the annual quantity, of not only _injured_ but
_suffering_ innocence, in almost all the civilized states of Europe!

But it seems to have been thought, that this kind of innocence may
be punished by way of _preventing_ crimes. I have read, indeed, of a
cruel Turk in Barbary, who, whenever he bought a new Christian slave,
ordered him immediately to be hung up by the legs, and to receive a
hundred blows of a cudgel on the soles of his feet, that the severe
sense of the punishment, and fear of incurring it thereafter, might
prevent the faults, that should merit it. Our author himself would
hardly approve entirely of this Turk's conduct in the government
of slaves; and yet he appears to recommend something like it for
the government of English subjects, when he applauds the reply of
judge Burnet to the convict horse-stealer; who, being asked what
he had to say why judgment of death should not pass against him,
and answering, that it was hard to hang a man for _only_ stealing a
horse, was told by the judge, "Man, thou art not to be hanged _only_
for stealing a horse, but that horses may not be

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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Il étoit intéressé dans un navire, que ses associés jugèrent à propos d'armer en corsaire, et qui prit un assez grand nombre de bâtimens français.
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Ignorant entièrement la manière de vivre dans les bois, incapables de supporter le froid et la faim, ils ne savoient ni bâtir une cabane, ni prendre un daim, ni tuer un ennemi: ils parloient imparfaitement notre langue; et par conséquent ils n'étoient propres ni à la chasse, ni à la guerre, ni aux conseils.
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Ils ajoutoient que pour maintenir avec splendeur, dans sa famille, sa nouvelle dignité, il devoit faire suivre la capitation particulière qui avoit déjà été levée et remise à Aaron[32], par une taxe générale[33],.
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_ Quels sont donc les hommes auxquels il peut être avantageux de passer en Amérique? Et quels sont les avantages qu'ils peuvent raisonnablement s'y promettre? La terre est à bon marché dans ces contrées, à cause des vastes forêts qui manquent d'habitans, et qui probablement en manqueront encore plus d'un siècle.
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Les gens qui, ayant une médiocre fortune, et une nombreuse famille, désirent d'élever leurs enfans au travail, et de leur assurer une propriété, peuvent aussi passer en Amérique.
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pour principe que si le pays est déjà en état d'avoir des manufactures, des particuliers trouveront assez d'avantage à les entreprendre; et que s'il ne l'est pas encore, c'est une folie de vouloir forcer la nature.
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Comme les élèves de la quatrième classe continueront à lire l'histoire, on leur donnera, à certaines heures, de nouvelles leçons de chronologie, et le maître de mathématiques leur enseignera cette partie de la géographie qui est nécessaire pour bien connoître les cartes et la sphère armillaire.
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Je dirois que l'air étant un fluide, dont les parties repoussent toutes celles qui leur sont étrangères, il a été entraîné vers le centre commun, par sa gravité, et devoit être plus dense à mesure qu'il approchoit plus de ce centre; que conséquemment tous les corps, plongés dans cet air et plus légers que ces parties centrales, ont dû s'éloigner du centre et s'élever jusqu'à cette région, où la gravité spécifique de l'air étant la même que la leur, ils se sont arrêtés; tandis que d'autres matières mêlées avec un air plus léger, sont descendues, et se rencontrant avec les premières, ont formé la coquille de la terre, et laissé l'atmosphère qui est au-dessus, presqu'entièrement dégagé de toutes les parties hétérogènes.
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De là il est naturel de conclure que l'air et l'eau entrent dans la composition originale de ces substances; car l'homme n'a le pouvoir de créer aucune espèce de matière.
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»1º.
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Ces mêmes concessionnaires font aujourd'hui partie de la compagnie de M.
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Nous apprenons que les colons sont retournés à la Crique de la Pierre-Rouge et sur les bords de la rivière de la Fraude[56], en plus grand nombre qu'auparavant.
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--Vous nous avez souvent dit que vous aviez des loix pour gouverner votre nation; mais nous ne voyons pas qu'en effet vous en ayez.
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--Le travail nécessaire pour recueillir ou préparer la chose qu'on veut vendre, peut être à bon marché, et le salaire de l'ouvrier très-bon.
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Je les ai tirés de l'ouvrage d'Adams Smith sur _la Richesse des Nations_.
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--Tout cela, je vous le pardonne, parce que cela tient, comme vous dites, à votre état sédentaire.
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--Enfin, il me demanda quelle étoit ma religion.
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Ne souffrez aucune malpropreté sur votre corps, sur vos habits et dans votre maison.
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_Ne mangez pas jusqu'à être appesanti; ne buvez pas jusqu'à ce que votre tête soit affectée.
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rendu meilleur et plus heureux que je n'aurois été, si je n'avois pas formé cette entreprise; comme celui qui tâche de se faire une écriture parfaite, en imitant un exemple gravé, quoiqu'il ne puisse jamais atteindre la même perfection; néanmoins, les efforts qu'il fait rendent sa main meilleure et son écriture passable.