The Complete Works in Philosophy, Politics and Morals of the late Dr. Benjamin Franklin, Vol. 3 [of 3]

By Benjamin Franklin

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of large capacities) is hereby discouraged
from attempting to make any figure in life: his apprehensions of
being outlaughed, will force him to continue in a restless obscurity,
without having an opportunity of knowing his own merit himself, or
discovering it to the world, rather than venture to expose himself in
a place, where a pun or a sneer shall pass for wit, noise for reason,
and the strength of the argument be judged by that of the lungs.
Among these witty gentlemen let us take a view of Ridentius: what a
contemptible figure does he make with his train of paltry admirers?
This wight shall give himself an hour's diversion with the cock of
a man's hat, the heels of his shoes, an unguarded expression in his
discourse, or even some personal defect; and the height of his low
ambition is to put some one of the company to the blush, who perhaps
must pay an equal share of the reckoning with himself. If such a
fellow makes laughing the sole end and purpose of his life, if it is
necessary to his constitution, or if he has a great desire of growing
suddenly fat, let him eat; let him give public notice where any dull
stupid rogues may get a quart of four-penny for being laugh'd at; but
it is barbarously unhandsome, when friends meet for the benefit of
conversation, and a proper relaxation from business, that one should
be the butt of the company, and four men made merry at the cost of
the fifth.

How different from this character is that of the good-natured, gay
Eugenius? who never spoke yet but with a design to divert and please;
and who was never yet baulked in his intention. Eugenius takes more
delight in applying the wit of his friends, than in being admired
himself: and if any one of the company is so unfortunate as to be
touched a little too nearly, he will make use of some ingenious
artifice to turn the edge of ridicule another way, chusing rather to
make himself a public jest, than be at the pain of seeing his friend
in confusion.

Among the tribe of laughers I reckon the pretty gentlemen, that
write satyrs, and carry them about in their pockets, reading them
themselves in all company they happen into; taking an advantage of
the ill taste of the town, to make themselves famous for a pack of
paltry, low nonsense, for which they deserve to be kicked, rather
than admired, by all who have the least tincture of politeness. These
I take to be the most incorrigible

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Text Comparison with Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

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soin de jeter des cendres sur la glace qui étoit devant leur porte.
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[8] There is a lust in man no charm can tame, Of loudly publishing his neighbour's shame.
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Tous les marins ont une opinion qui doit sans doute son origine à un manque d'eau, et à la nécessité où l'on a été de l'épargner.
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Si l'on juge du caractère et des moeurs des Américains, par ce qu'on voit le long des côtes, on se trompe beaucoup.
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D'après la première loi des nations, la guerre et la destruction étoient destinées à punir l'injure: en s'humanisant par degrés, elles admirent l'esclavage au lieu de la mort; ensuite, l'échange des prisonniers succéda à l'esclavage; et enfin, pour respecter davantage la propriété des particuliers, les conquérans se contentèrent de régner.
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»Au commencement du monde, nos pères ne se nourrissoient que de la chair des animaux; et quand leur chasse n'étoit pas heureuse, ils mouroient de faim.
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Newland_, qui a servi dans les deux dernières guerres.
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Les loyers se sont élevés à un prix étonnant; ce qui fait multiplier les bâtisses et fournit du travail à.
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se rappelle ce tableau, et contemple l'heureuse médiocrité qui règne dans les états américains, où le cultivateur travaille pour lui-même et entretient sa famille dans une honnête abondance, doit, ce me semble, juger que nous avons raison de bénir la divine providence, qui a mis tant de différence en notre faveur, et être convaincu qu'aucune nation connue, ne jouit d'une plus grande portion de félicité humaine.
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Pendant que le fer est ramolli et chaud, il n'est qu'un aimant momentané: s'il se refroidit et.
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La chaleur naturelle des animaux n'est-elle pas produite, parce que la digestion sépare les parties des alimens et met leur feu en liberté? N'est-ce pas la sphère du feu qui allume les globes errans qu'elle rencontre, lorsque la terre fait sa révolution autour du soleil, et qui après avoir enflammé leur surface, les fait crever aussitôt que l'air qu'ils contiennent est très-raréfié par la chaleur? OBSERVATIONS SUR LE RAPPORT FAIT PAR LE BUREAU DU COMMERCE ET DES COLONIES, POUR EMPÊCHER L'ÉTABLISSEMENT DE LA PROVINCE DE L'OHIO[43].
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chasser sur les bords de l'Ohio, dans le pays de Ticûeksouchrondité et de Scaniaderiada, puisqu'elles en ont fait la conquête, en subjuguant les Schaöanaès, que nous appelons _Delawares_, les _Twictwées_ et les _Illinois_, et qu'elles le possédoient à la paix de Riswick, en 1697.
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--«Quant.
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Voici ce qu'on trouve dans la lettre que lui adressèrent les commissaires virginiens.
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--«Les diverses propositions d'établir de nouvelles colonies dans l'intérieur de l'Amérique, disent-ils, ont été, d'après l'extension des limites, soumises à la considération du gouvernement, sur-tout lorsqu'il s'est agi de cette partie du pays, où sont situées les terres, dont on demande la concession; et le danger d'accéder à de pareilles propositions, a paru si évident, que les tentatives à cet égard ont toujours été infructueuses.
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Le Sauvage n'osa pas demander ces objets: mais le lendemain, il revint chez Johnson, et lui dit: «Frère, j'ai rêvé, cette nuit, que tu m'avois donné ton habit rouge et ton beau sabre».
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On dira peut-être encore que le nombre des propriétaires et des capitalistes, nombre si petit relativement à celui des hommes qui, n'ayant ni propriétés, ni capitaux, sont forcés de vivre de salaires, restera le même, parce que les causes qui réunissent les propriétés et les capitaux dans ses mains, ne changeront point, et que par conséquent il remettra, ou plutôt il tiendra les salaires très-bas.
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Mais examinons votre cours de vie.
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--Entrez où sont les quakers, fut la réponse de l'apôtre.
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J'avois dessein de prouver, dans cet ouvrage, qu'en considérant seulement la nature de l'homme, les actions vicieuses n'étoient pas nuisibles, parce qu'elles étoient défendues, mais qu'elles sont défendues, parce qu'elles sont nuisibles; qu'il est de l'intérêt, de ceux même qui ne souhaitent que le bonheur d'ici-bas, d'être vertueux; et, considérant qu'il y a toujours, dans le monde, beaucoup de riches commerçans, de princes, de républiques, qui ont besoin, pour l'administration de leurs affaires, d'agens honnêtes, et qu'ils sont rares, j'aurais entrepris de convaincre les jeunes gens, qu'il n'y a point de qualités plus capables de conduire un homme pauvre à la fortune, que la probité et l'intégrité.