Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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a beaucoup de chemin à faire,
a beaucoup d'avantage à se retourner de temps en temps sur le dos, et à
varier les moyens d'accélérer son mouvement progressif.

Quand il éprouve une crampe à la jambe, le moyen de la faire cesser, est
de frapper tout-à-coup la partie qui en est affectée, et il ne peut le
faire qu'en se tournant sur le dos et levant sa jambe en l'air.

Durant les grandes chaleurs de l'été, on ne court aucun risque à se
baigner, quoiqu'on ait chaud, lorsque la rivière, dans laquelle on se
baigne, a été bien échauffée par le soleil. Mais il est très-dangereux
de se jeter dans l'eau froide, quand on a fait de l'exercice et quand on
a chaud. Je vais en citer un exemple. Quatre jeunes moissonneurs, qui
avoient travaillé toute la journée et s'étoient échauffés, voulant se
rafraîchir, se plongèrent dans une source froide. Deux d'entr'eux
moururent sur-le-champ; un troisième expira le lendemain matin, et le
quatrième ne réchappa qu'avec peine. Lorsqu'en pareille circonstance on
boit une certaine quantité d'eau froide, dans l'Amérique septentrionale,
on en éprouve des effets non moins funestes.

La natation est un des exercices les plus agréables et les plus sains.
Quand on nage une heure ou deux, dans la soirée, on dort fraîchement
toute la nuit, même dans la saison la plus chaude. Peut-être est-ce
parce que les pores de la peau étant alors plus propres, la
transpiration insensible en est augmentée et procure cette fraîcheur.

Il est certain qu'un homme attaqué de la diarrhée, se guérit en nageant
beaucoup, et éprouve quelquefois un inconvénient tout opposé. Quant aux
gens qui ne savent point nager, ou qui ont la diarrhée dans une saison
qui ne leur permet point cet exercice, ils peuvent prendre des bains
chauds, qui, en nétoyant et rafraîchissant la peau, leur deviennent
salutaires, et souvent les guérissent radicalement. Je parle d'après ma
propre expérience, et celle des personnes à qui j'ai conseillé de faire
comme moi.

Vous ne serez pas fâché si je termine ces observations, faites à la
hâte, en vous disant que, comme la méthode ordinaire de nager se borne
au mouvement des bras et des jambes, et est par conséquent un exercice
fatigant, lorsqu'on a besoin de traverser un espace d'eau considérable,
il y a un moyen de nager long-temps avec aisance: ce moyen est de se
servir d'une voile. J'en ai fait la découverte heureusement et par
hasard, ainsi que je vais vous l'expliquer.

Lorsque j'étois encore fort jeune, je m'amusois un jour avec un
cerf-volant; et m'approchant du bord d'un étang, qui avoit près d'un
mille de large, j'attachai à

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Text Comparison with Autobiography of Benjamin Franklin

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He wrote no work of the imagination.
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He was one of the greatest conversationalists of his time.
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I now had access to better books.
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I remember his being dissuaded by some of his friends from.
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I told him I had been busy, and, having little inclination, had done nothing.
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Denham, a Quaker merchant, and Messrs.
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In the various enumerations of the moral virtues I had met with in my reading, I found the catalogue more or less numerous, as different writers included more or fewer ideas under the same name.
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I made a little book, in which I allotted a page for each of the virtues.
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| * | * | | * | | * | | +----+----+----+----+----+----+----+----+ | O.
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{12} { 1} { 2} { 3} { 4} I enter'd upon the execution of this plan for self-examination, and continu'd it with occasional intermissions for some time.
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_ [Transcriber's note: Zodiac signs, aspects and symbols of the planets have been replaced by their names and/or by their standard abbreviations.
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XIII PUBLIC SERVICES AND DUTIES (1749-1753) Peace being concluded, and the association business therefore at an end, I turn'd my thoughts again to the affair of establishing an academy.
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"The service will be light and easy, for the army will scarce march above twelve miles per day, and the waggons and baggage-horses, as they carry those things that are absolutely necessary to the welfare of the army, must march with the army, and no faster; and are, for the army's sake, always placed where they can be most secure, whether in a march or in a camp.
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The armed brethren, too, kept watch, and reliev'd as methodically as in any garrison town.
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My friends, too, of the Assembly, pressing me by their letters to be, if possible, at the meeting, and my three intended forts being now compleated, and the inhabitants contented to remain on their farms under that protection, I resolved to return; the more willingly, as a New England officer, Colonel Clapham, experienced in Indian war, being on a visit to our establishment, consented to accept the command.
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Somebody wrote an account of this to the proprietor, and it gave him great offense.
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The general replied, "If you can do it in one day, I give leave; otherwise not; for you must certainly sail the day after to-morrow.
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B.
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1791.
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_A Petition of the Left Hand.