Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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déjà établies sur l'Ohio; que
nous n'avons nulle envie d'engager aucun des sujets européens de sa
majesté à aller se fixer dans ces contrées; mais que pour les défricher
et les cultiver nous comptons entièrement sur la bonne volonté des
habitans qui seront de trop dans les colonies du centre.

Nous répondrons à l'égard de la deuxième proposition, que nous croyons
seulement nécessaire d'observer que la supposition de voir devenir ce
pays une espèce d'état séparé et indépendant, perd toute sa force,
puisqu'on a proposé d'y établir un gouvernement à l'instant où l'on en
obtiendroit la concession. Les lords commissaires du commerce et des
colonies ne l'ont point désavoué.

Pour la troisième proposition, nous observerons rapidement que nous y
avons pleinement répondu dans la dernière partie de nos remarques sur le
sixième paragraphe.

Enfin, la quatrième proposition ne contient que l'aveu que fait le
gouverneur en disant qu'il connoît _un peu_ la situation et l'état des
choses en Amérique; et que d'après quelques _petits_ exemples, il se
figure aisément ce qui peut et doit certainement arriver, si l'on ne le
prévient à temps.--Nous avouerons que comme le gouverneur ne dit point
quels sont ces petits exemples, nous ne prétendons pas juger, si ce
qu'il se figure peut s'appliquer à l'objet que nous considérons, ou à
quelle autre chose il peut avoir rapport.

Mais, comme les lords commissaires du commerce et des colonies ont jugé
à propos d'insérer dans leur rapport, la lettre du général Gage et celle
du gouverneur Wright, il est nécessaire que nous citions l'opinion de
l'assemblée des citoyens de Virginie sur l'objet dont il est question.
Cette opinion se trouve dans la pétition que cette assemblée a adressée
au roi le 4 août 1767, et que M. Montague, agent de la colonie, a
remise, vers la fin de la même année, aux lords commissaires du commerce
et des colonies.--Voici ce que disent les citoyens de Virginie:--«Nous
espérons humblement que nous obtiendrons votre royale indulgence, quand
nous vous dirons que notre opinion est que le service de votre majesté
et l'intérêt général, de vos possessions en Amérique, exigent qu'on
continue à encourager[63] l'établissement des terres de ces
frontières.--L'assemblée observe que par ce moyen, des hommes qui ont
des propriétés et sont les sujets fidèles du gouvernement, feront de
nouveaux établissemens. Mais si l'on continue à s'y opposer, nous avons
les plus fortes raisons de croire que ce pays deviendra le réfuge des
vagabonds, des gens qui braveront l'ordre et les loix, et qui, avec le
temps, peuvent former un corps funeste à la paix et au gouvernement
civil de cette colonie.»

Nous allons maintenant faire quelques observations sur les

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--J'eus aussi hier le plaisir d'apprendre que l'Assemblée nationale de France avoit résolu de porter le deuil de ce Sage.
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[6] Voici les vers anglais: From Shelburne, where I dwell, I therefore put my name, Your friend, who means you well.
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Collins l'accepta, et prit congé de moi, en me promettant de me faire payer ce qu'il me devoit, avec le premier argent qu'il pourroit toucher: mais je n'ai plus entendu parler de lui.
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Je continuai donc à travailler chez Keimer, où j'étois dévoré d'inquiétude à cause des sommes que Collins avoit tirées de moi, et frémissois à la seule idée de Vernon, qui, heureusement, ne me redemanda son argent que quelques années après.
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En conséquence, je dînai de morue avec grand plaisir, et je continuai depuis, à manger comme les autres, retournant seulement par occasion au régime végétal.
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Le terme de notre rendez-vous approchoit, lorsque Ralph vint me voir, et me dit que sa pièce étoit prête.
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Mon camarade de presse buvoit tous les matins, avant le déjeûner, une pinte de bière, une pinte en déjeûnant avec du pain et du fromage, une entre le déjeûner et le dîner, une à dîner, une vers les six heures du soir, et encore une lorsqu'il avoit fini son ouvrage.
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Enfin, malgré la protection du maître, je fus obligé de payer de nouveau, convaincu qu'il y avoit de la folie à ne pas être en bonne intelligence avec ceux, au milieu desquels j'étois destiné à vivre.
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Mais le climat ne convenant point à sa santé, elle fut obligée de repasser en Angleterre, où, quoiqu'il n'y eût pas de couvens, elle fit voeu de mener une vie monastique, de la manière la plus rigide que les circonstances le lui permettroient.
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Il me laissa, par son testament, un petit legs, comme un témoignage de son amitié; et je me trouvai.
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Mais je pensois que,.
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En conséquence, on m'interdit la maison, et on défendit à la jeune personne de sortir.
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* * * * * Ici s'arrête ce qu'on a pu se procurer de ce que Franklin a écrit de sa vie.
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Il prouva ensuite, par expérience, que l'électricité ne résidoit pas dans la garniture de la bouteille, mais dans les pores du verre même.
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Deromas, assesseur du présidial de Nerac, auquel l'abbé Bertholon prétend qu'elle est due.
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Il se proposoit d'abord de vous écrire, mais il ne le fait point, parce qu'il espère vous voir bientôt ici.
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Il signa la constitution, proposée pour cimenter l'union, et y donna son approbation dans les termes les moins équivoques.
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Il ne doit y avoir qu'une seule différence: c'est que comme Philadelphie a un corps administratif, je le prie de se charger de ma donation, pour en faire l'usage expliqué plus haut; et je lui donne tous les pouvoirs nécessaires à cet égard.
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Mais comme on n'a point encore inventé d'instrument pour découvrir, au premier coup-d'oeil, si un homme a le caractère chagrin, mon philosophe se servoit, pour cela, de ses jambes.
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Malgré cela, je sais bien qu'il se trouvera de petits esprits envieux, qui voudront, comme de coutume, me la disputer, et qui diront que mon invention étoit connue des anciens.