Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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colonies n'ont jamais abusé. D'après le plan d'Albany, le
président-général devoit être nommé par le roi, et pouvoit refuser son
assentiment à tout ce qui ne lui paroîtroit pas juste: mais à
Rhode-Island et dans le Connecticut, le peuple nomme le gouverneur et ne
lui accorde point de négative.

17º. Que les colonies anglaises étant limitrophes des établissemens
français, elles sont proprement frontières de l'empire britannique; et
que les frontières d'un empire doivent être défendues aux frais de tout
ce qui le compose;--Qu'il seroit maintenant très-difficile d'obliger,
par un acte du parlement, les habitans des _Cinq ports_, ou des côtes
d'Angleterre, à entretenir toute la marine anglaise, parce qu'ils sont
immédiatement défendus par elle, et de leur refuser, en même-temps, le
droit d'avoir des représentans au parlement;--Qu'enfin, si les
frontières anglaises en Amérique, doivent supporter les frais de leur
défense, il est bien dur pour elles de ne pouvoir ni participer à l'acte
qui les taxe, ni juger de la nécessité de l'impôt, et de la somme à
laquelle il doit s'élever, ni donner des conseils sur les mesures qui y
ont rapport.

18º. Qu'indépendamment des taxes nécessaires pour la défense des
frontières, les colonies paient annuellement à la mère-patrie, de
grosses sommes, dont on ne fait point mention; que les impôts payés en
Angleterre par le propriétaire des terres et par l'artisan, doivent être
comptés dans l'augmentation de prix des productions territoriales et de
celles des manufactures; et que beaucoup de ces productions étant
achetées par les consommateurs, qui sont dans les colonies, ils paient,
par conséquent, une grande partie des taxes des Anglais.

Nous sommes gênés dans notre commerce avec les nations étrangères, qui
pourroient nous fournir plusieurs sortes de marchandises à bon marché;
et il faut que nous achetions chèrement ces marchandises des Anglais:
ainsi il est clair que la différence du prix est un impôt que
l'Angleterre met sur nous.--L'on nous oblige de porter directement en
Angleterre les productions de notre pays, et les droits qu'on y met
diminuent tellement leur prix, que le colon en retire beaucoup moins
qu'il ne les vendroit dans des marchés étrangers; ce qui est encore un
impôt payé à l'Angleterre.

Nous pourrions fabriquer chez nous, quelques marchandises; mais il nous
est défendu d'en faire, et il faut que nous les achetions des Anglais.
La totalité du prix de ces objets est bien un impôt payé à l'Angleterre.

Nous avons considérablement augmenté la consommation des marchandises
anglaises, ce qui, dans les dernières années, en a fait beaucoup hausser
le prix. C'est un bénéfice clair pour l'Angleterre; ses habitans en ont
plus de facilité à supporter leurs taxes; et comme nous y contribuons
beaucoup,

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Text Comparison with A Book of Gems Choice selections from the writings of Benjamin Franklin

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65 Belief in the Bible is Infallibly Safe 371 Believers only to be Baptized 350 Bible Names 368 Bodies Resurrected, not Spirits 395 Born of Water and the Spirit 21 Boundary Line of Repentance 166 Branches of the Church 292 Cain’s Wife 105 Call no Man Reverend 30 Can not a Man know that he is a Christian 381 Christianity 159 Christian Zeal 196 Christmas .
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This assures us, that where a nation or a kingdom repent, the Lord turns away the threatened calamity.
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In one word: “If _every transgression_ and disobedience received a just recompense of reward,” in God’s dealings with men in former ages, how shall we escape if we neglect so great salvation? If God allowed no departures in the typical worship, why should we assume that he will permit it in the worship typified? If.
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All who have been led by it, are thankful they ever knew it.
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If they are satisfied the Bible is all fiction, false or human, why trouble us about it? Why not let it pass? We hear thousands contending about the “signs in the moon,” but we.
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Our mission is to preach Christ, Christianity, and to disentangle it from all connection with these side-artifices, devised to draw men away from the Lord.
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Here is the last account of the wicked, the incorrigible, and we must leave them where God leaves them without any attempt to dwell upon their deplorable and irremediable condition.
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It is an absolute monarchy.
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_Second.
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The same mind that understands and believes that there is an advance in the flour market, believes that the Lord rose from the dead, but the effect produced by the faith in one instance, is very different from that produced in the other instance; not because different powers are exercised in believing; nor because the testimony differs; but because the things believed differ.
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* * * * * By the way, as we now appear agreed that the Spirit of God should be actually received and enjoyed by the saints, whether that agreement be enforced by the terms of Scripture merely, or from the heart, God knows.
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Nor is this any more clearly implied than the opposite, viz: that the lack of union among believers, leads to unbelief.
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” _Con.
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With preachers from the farms, shops, stores, law offices, doctors’ offices, with a little learning, and many almost without it, we carried this cause forward, and in defiance of all opposition have triumphantly planted it in all directions in this and in many other countries.
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While others will become “offended because of the word,” these will love the word, and all the hallowed principles involved, more and more, and stand true till the Lord comes.
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Nothing of the kind occurs now that is _seen_.
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The Lord has not raised us up, put into our hands such immense power, and made us such a great people, without an object.
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He hung on the ignominious cross for them, as well as for us all, and poured out his warm heart’s-blood to cleanse them from sin.
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We have no doubt that many professors of religion are greatly sinning, as well as disgracing and dishonoring their profession, in the manner above described.
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LOUIS, MO.