Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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quelque temps aux échecs,
après votre dîner, vous pourriez dire cela pour excuse. Mais c'est la
même chose à Passy, à Auteuil, à Montmartre, à Épinay, à Sanoy, où il y
a les plus beaux jardins et promenades, et belles dames, l'air le plus
pur, les conversations les plus agréables, les plus instructives, que
vous pouvez avoir tout en vous promenant. Mais tout cela est négligé
pour cet abominable jeu d'échecs.--Fi donc, monsieur Franklin!--Mais en
continuant mes instructions, j'oubliois de vous donner vos corrections.
Tenez: cet élancement, et celui-ci.

FRANKLIN.

Oh! eh! oh! ohhh!--Autant que vous voudrez de vos instructions, madame
la Goutte, même de vos reproches. Mais de grace, plus de vos
corrections.

LA GOUTTE.

Tout au contraire: je ne vous rabattrois pas le quart d'une. Elles sont
pour votre bien. Tenez.

FRANKLIN.

Oh! ehhh!--Ce n'est pas juste de dire que je ne prends aucun exercice.
J'en fais souvent dans ma voiture, en allant dîner et en revenant.

LA GOUTTE.

C'est de tous les exercices imaginables, le plus léger, le plus
insignifiant, que celui qui est donné par le mouvement d'une voiture
suspendue sur des ressorts. En observant la quantité de chaleur obtenue
de différentes espèces de mouvement, on peut former quelque jugement de
la quantité d'exercice qui est donnée par chacun.

Si, par exemple, vous sortez en hiver, avec les pieds froids, en
marchant une heure, vous aurez les pieds et tout le corps bien
échauffés.--Si vous montez à cheval, il faut trotter quatre heures avant
de trouver le même effet. Mais si vous vous placez dans une voiture bien
suspendue, vous pourrez voyager tout une journée, et arriver à votre
dernière auberge, avec vos pieds encore froids.--Ne vous flattez donc
pas qu'en passant une demi-heure dans votre voiture, vous preniez de
l'exercice.

Dieu n'a pas donné des voitures à roues à tout le monde: mais il a donné
à chacun deux jambes, qui sont des machines infiniment plus commodes et
plus serviables. Soyez en reconnoissant et faites usage des vôtres.

Voulez-vous savoir comment elles font circuler vos fluides en même-temps
qu'elles vous transportent d'un lieu à l'autre? Pensez que quand vous
marchez, tout le poids de votre corps est jeté alternativement sur l'une
et l'autre jambe.--Cela presse avec grande force les vaisseaux du pied
et refoule ce qu'ils contiennent. Pendant que le poids est ôté de ce
pied et jeté sur l'autre, les vaisseaux ont le temps de se remplir, et
par le retour du poids, ce refoulement est répété.

Ainsi, la circulation du sang est accélérée en marchant. La chaleur
produite en un certain espace de temps, est en raison de l'accélération.
Les fluides sont battus, les humeurs atténuées, les sécrétions
facilitées,

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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bnf.
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On en trouvera des preuves incontestables dans plusieurs endroits cet ouvrage.
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Le Jayet étoit aussi une matière fort estimée; avant l'invention des glaces on l'employoit à faire des miroirs.
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Il reconnut bientôt les mêmes propriétés dans plusieurs autres.
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.
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Bose _audaculus_ & [Grec: achômerutos], on pourra assurer que tel ou tel degré de force électrique est double, triple, quadruple de tel ou tel autre.
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Mais n'ayant rien de mieux pour le présent à vous offrir à leur place, je ne les rejette pas absolument; car une mauvaise solution que l'on lit, & dont on découvre les défauts, donne souvent occasion à un Lecteur ingénieux d'en trouver une plus parfaite.
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Fig.
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ne vient donc que de ce qu'il n'a pas fait attention que pour cette expérience les deux bouteilles doivent être _également_ chargées.
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Quand elle sera chargée, supprimez cette derniere communication avant que d'empoigner la bouteille, autrement une grande partie du feu s'échapperoit par cette voye.
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J'ai même éprouvé qu'elle étoit, toutes choses égales d'ailleurs, toujours plus forte avec le plomb qu'avec l'eau, C'est en conséquence de cette observation, que depuis long-tems je ne me sers presque plus d'eau dans mes expériences électriques.
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Quand les nuages électrisés passent sur un pays, les sommets des montagnes & des, arbres, les tours élevées, les pyramides, les mâts des vaisseaux, les cheminées, &c.
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La foudre déchire quelques corps: l'étincelle électrique perce aussi un trou à travers une main de gros papier.
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MÉMOIRE _Lû à l'Académie Royale des Sciences, le 13.
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_ 734.
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Voici comme je le découvris.
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Franklin le prétend, de charger une bouteille pendant qu'il y a une communication établie entre sa doublure & son crochet.
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_ _Première Expérience.
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