Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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d'étudier la
nature de notre globe n'est pas en mon pouvoir; c'est pourquoi je me
suis permis d'errer un peu dans les déserts de l'imagination.

Je suis avec beaucoup d'estime, etc.

B. FRANKLIN.

P.S. J'ai ouï dire que les chimistes pouvoient décomposer le bois et la
pierre, et qu'ils tiraient de l'un une grande quantité d'air, et de
l'autre une grande quantité d'eau. De là il est naturel de conclure que
l'air et l'eau entrent dans la composition originale de ces substances;
car l'homme n'a le pouvoir de créer aucune espèce de matière. Ne
pouvons-nous pas supposer aussi que quand nous consumons des
combustibles, et qu'ils produisent la chaleur et la clarté, nous ne
créons ni cette chaleur ni cette clarté; mais nous décomposons seulement
une substance, dans la formation de laquelle elles étoient entrées?

La chaleur peut donc être considérée comme étant originairement dans un
état de fluidité: mais attirée par les corps organisés, pendant leur
croissance, elle en devient une partie solide. En outre, je conçois que
dans la première agrégation des molécules, dont la terre est composée,
chacune de ces molécules a porté avec elle sa chaleur naturelle, et
quand toute la chaleur a été pressée ensemble, elle a formé sons la
terre, le feu qui y existe actuellement.




PENSÉES SUR LE FLUIDE UNIVERSEL, etc.


Passy, le 25 juin 1784.

La vaste étendue de l'Univers paroît, dans tout ce que nous pouvons en
découvrir, remplie d'un fluide subtil, dont le mouvement ou la vibration
s'appelle _lumière_.

Ce fluide est, peut-être, le même que celui qui, attiré par une matière
plus solide, la pénètre, la dilate, en sépare les parties constitutives,
en rend quelques-unes fluides, et maintient la fluidité de quelques
autres. Quand nos corps sont totalement privés de ce fluide, on dit
qu'ils sont gelés. Quand ils en ont une quantité nécessaire, ils sont
dans un état de santé, et propres à remplir toutes leurs fonctions: il
est alors appelé _chaleur naturelle_. Lorsqu'il est en très-grande
quantité, on le nomme _fièvre_. S'il en entre beaucoup trop dans le
corps, il sépare, brûle, détruit les chairs, et est appelé _feu_.

Tandis qu'un corps organisé, soit animal, soit végétal, augmente en
croissance ou remplace ce qu'il perd continuellement, n'est-ce pas en
attirant et en consolidant ce fluide, appelé _feu_, de manière à en
former une partie de sa

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Text Comparison with Autobiography of Benjamin Franklin

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The first part, written as a letter to his son, William Franklin, was not intended for publication; and the composition is more informal and the narrative more personal than in the second part, from 1730 on, which was written with a view to publication.
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Imagining it may be equally agreeable to you to know the circumstances of my life, many of which you are yet unacquainted with, and expecting the enjoyment of a week's uninterrupted leisure in my present country retirement, I sit down to write them for you.
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I was put to the grammar-school at eight years of age, my father intending to devote me, as the tithe[13] of his sons, to the service of the Church.
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into that city, that you may in your mind compare such unlikely beginnings with the figure I have since made there.
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[35] "In one of the later editions of the _Dunciad_ occur the following lines: 'Silence, ye wolves! while Ralph to Cynthia howls, And makes night hideous--answer him, ye owls.
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I had fifteen pistoles;[37] so he borrowed occasionally of me to subsist, while he was looking out for business.
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" Some of his reasonings not appearing to me well founded, I wrote a little metaphysical piece in which I made remarks on them.
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they said ever haunted those not regularly admitted, that, notwithstanding the master's protection, I found myself oblig'd to comply and pay the money, convinc'd of the folly of being on ill terms with those one is to live with continually.
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Perhaps the most important part of that journal is the _plan_[50] to be found in it, which I formed at sea, for regulating my future conduct in life.
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Had I known him before I engaged in this business, probably I never should have done it.
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He had printed an address of the House to the governor, in a coarse, blundering manner; we reprinted it elegantly and correctly, and sent one to every member.
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The number was not so great as we expected; and tho' they had been of great use, yet some inconveniences occurring for want of due care of them, the collection, after about a year, was separated, and each took his books home again.
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1 Cp 4 34 8 at 1 morn.
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Being among the hindmost in Market-street, I had the curiosity to learn how far he could be heard, by retiring backwards down the street towards the river; and I found his voice distinct till I came near Front-street, when some noise in that street obscur'd it.
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And I found that a much greater number of them than I could have imagined, tho' against offensive.
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refus'd to pass, in compliance with his instructions.
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By these devices it is possible to tell the speed of a ship.
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But the proprietaries were enraged at Governor Denny for having pass'd the act, and turn'd him out with threats of.
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the Rider was lost, being overtaken and slain by the Enemy; all for the want of Care about a Horse-shoe Nail_.
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_Paris, Sept.