Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

Page 76

qui trafiquoient avec les six Nations, les
Schawanesses et les Delawares. Ils les envoyèrent prisonniers à Quebec,
et de là en France.

En 1754, les Français prirent authentiquement possession de l'Ohio, et
construisirent des forts à Venango, au confluent de l'Ohio et du
Monongehela, et à l'embouchure de la rivière des Cherokées.

En 1755, l'Angleterre donna le commandement d'une armée au général
Braddock, et l'envoya en Amérique pour chasser les Français des lieux
qu'ils possédoient sur les montagnes d'Allegany et sur les bords de
l'Ohio. À son arrivée à Alexandrie, ce général tint conseil avec les
gouverneurs de la Virginie, du Maryland, de la Pensylvanie, de New-York
et de la Baie de Massachusett; et comme ces officiers savoient très-bien
que les terres réclamées par les Français, appartenoient aux six
Nations, et non pas aux Cherokées, ni à aucune autre tribu d'Indiens, le
général donna ordre à sir William Johnson, de rassembler les chefs des
six Nations, et de leur rappeler la cession qu'ils avoient faite de ces
terres au roi d'Angleterre en 1726, époque où ils avoient aussi mis sous
la protection de ce prince tout leur pays de chasse, pour être défendu
pour eux et pour leur usage.

Les instructions du général Braddock, contenant une reconnoissance
très-claire du droit qu'avoient les six Nations sur les terres dont il
s'agit ici, nous croyons devoir transcrire les mots qui les
terminent.--«Il paroît que les Français ont de temps en temps employé la
ruse et la violence[47], pour bâtir des forts sur les limites des terres
dont nous avons fait mention; ce qui est contraire à tous les actes et
traités qui y ont rapport. Ainsi, vous pouvez, en mon nom, assurer les
six Nations que je suis envoyé par sa majesté britannique, pour détruire
tous lesdits forts, en bâtir d'autres qui protégeront lesdites terres,
et en garantiront la possession aux six Nations et à leurs héritiers et
successeurs pour jamais, conformément à l'esprit de nos traités.
J'inviterai donc les six Nations à prendre la hache, et à venir se
mettre en possession de leurs propres terres.»

Les négociations, qui ont eu lieu en 1755, entre les cours de France et
d'Angleterre, prouvent évidemment que le général Braddock et les
gouverneurs américains, n'étoient pas les seuls qui pensoient que
c'étoit aux six Nations qu'appartenoit le pays qui s'étend sur les
montagnes d'Allegany, sur les deux rives de l'Ohio, et jusqu'aux bords
du Mississipi.

Nous allons rapporter une observation très-juste, qui se trouve dans un
mémoire relatif aux prétentions de la France sur les terres des six
Nations, et remis le 7 juin 1755, par les ministres du roi d'Angleterre
au duc de Mirepoix.--«Quant

Last Page Next Page

Text Comparison with The Complete Works in Philosophy, Politics and Morals of the late Dr. Benjamin Franklin, Vol. 1 [of 3]

Page 3
FRANKLIN 1 LETTERS AND PAPERS ON ELECTRICITY.
Page 16
The vicinity of the water, however, gave me frequent opportunities, of.
Page 37
One of them asking what sort of money we had, I displayed before them a handful of silver, which I drew from my pocket.
Page 39
At New York I found my friend Collins, who had arrived some time before.
Page 57
I went to his house.
Page 73
I never went a fishing or hunting.
Page 105
The examination which he underwent was published, and contains a striking account of the extent and accuracy of his information, and the facility with which he communicated his sentiments.
Page 116
And in order to serve as many as possible in their turn, as well as to make the re-payment of the principal borrowed more easy, each borrower shall be obliged to pay with the yearly interest, one tenth part of the principal; which sums of principal and interest so paid in,.
Page 133
bottle.
Page 138
truly vertical.
Page 165
32.
Page 212
The treatment your friend has met with is so common, that no man who knows what the world is, and ever has been, should expect to escape it.
Page 238
This bottle had lain near seven months on a shelf, in a closet, in contact with bodies that would undoubtedly have carried off all its electricity, if it could have come readily through the glass.
Page 244
Canton electrify the air in one room positively, and in another, which communicated by a door, he has electrised the air negatively.
Page 270
If, _instead_ of a long pointed wire, a _large solid body_ (to represent a building without a point) be brought under and as near the prime conductor, when charged; the ball of the electrometer will _fall_ a little; and on taking away the large body, will _rise again_.
Page 280
While things are in this situation, begin once more to excite your glass, and hold it above the box, but not too near, and you will find, that when brought within a certain distance, the balls will at first approach each other, being then in a natural state.
Page 304
feeling of, as to Britain, in May 1775, 346.
Page 322
_Jamaica_, its vacant lands not easily made sugar lands, iii.
Page 327
when melted by electricity, stain glass, 232.
Page 334
generally brings down electricity, 292.