Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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qu'elle le
cultive depuis plus de vingt ans, et qu'elle y a fait divers
établissemens depuis les sources mêmes de l'Ohio jusqu'à Pichawillanès,
dans le centre du pays, entre l'Ohio et le Wabache.»

En 1755, les lords commissaires du commerce et des colonies, désirèrent
de connoître précisément le territoire des six Nations. En conséquence,
ils engagèrent le docteur Mitchel à publier une carte générale de
l'Amérique septentrionale. M. Pownal, qui est encore secrétaire du
bureau du commerce et des colonies, certifia que ce bureau avoit fourni
au docteur Mitchel, tous les documens nécessaires à ce sujet; et le
docteur observe lui-même sur sa carte:--«Que depuis l'année 1672, les
six Nations ont toujours étendu leur territoire, quand elles ont soumis
et incorporé parmi elles les anciens Schawanesses, premiers possesseurs
de ces contrées et de la rivière de l'Ohio. En outre, les six Nations
réclament un droit de conquête sur les Illinois et sur toute l'étendue
du Mississipi. Cela est confirmé, puisqu'en 1742, elles possédoient tout
ce qui leur est désigné sur cette carte, et que personne n'a jamais
prétendu le leur disputer.»

Pour mieux démontrer encore le droit qu'ont les six Nations à la
possession du pays situé sur les bords de l'Ohio, et dont le ministère
anglais fait mention dans le mémoire remis au duc de Mirepoix, en 1755,
nous observerons que les six Nations, les Schawanesses et les Delawares,
occupoient le territoire au midi du grand Kenhawa, même après que les
Français eurent formé quelques établissemens sur les bords de l'Ohio; et
qu'en 1752, ces tribus avoient un grand village sur les bords de la
rivière de Kentucke, à deux cent trente-huit milles au-dessous du
Sioto.--En 1754, elles habitoient et chassoient au sud de l'Ohio, dans
le pays-bas et à environ trois cent vingt milles au-dessous du grand
Kenhawa.--En 1755, elles avoient aussi un grand village, vis-à-vis de
l'embouchure du Sioto, précisément dans le même endroit qui doit être la
frontière méridionale des terres, que demandent M. Walpole et ses
associés.

Il est un fait certain: c'est que les Cherokées n'ont jamais eu ni
villages, ni établissemens dans le pays qui est au sud du grand Kenhawa;
qu'ils n'y chassent point; et que les six Nations, les Schawanesses et
les Delawares ne résident et ne chassent _plus_ au sud de l'Ohio, ni ne
le fesoient _plus_, quelques années avant d'avoir vendu le pays au roi.
Ce sont des faits qu'on peut clairement et aisément prouver.

Au mois d'octobre 1768, les Anglais tinrent un congrès avec les six
Nations, au fort Stanwix. Voici ce que dit l'orateur indien à sir
William Johnson.--«Frère, toi qui connois toutes les affaires, tu dois
savoir

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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Elles ont été répétées avec le même succès.
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Si, en faisant tourner & frotter le.
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Le coup est plus fort quand le globe est plus gros, plus frotté, quand le vase qui contient l'eau est plus large, quand la verge de fer qui conduit l'électricité, est plus grande, ensorte qu'on pourroit blesser, peut-être même tuer quelqu'un qui s'y exposeroit imprudemment.
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_ _Il nous découvre une matière invisible, subtile, répanduë dans toute la nature en différentes proportions, qui avoit échappé à nos observations, & qui est incapable de nuire lorsque tous les corps auxquels elle est adhérente, en sont également chargés.
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Sur ces principes fondamentaux nous supposons que les corps électrisés déchargent leur atmosphère sur les corps non électrisés avec plus de facilité & à une plus grande distance de leurs angles & de leurs pointes que de leurs côtés unis.
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Mais n'ayant rien de mieux pour le présent à vous offrir à leur place, je ne les rejette pas absolument; car une mauvaise solution que l'on lit, & dont on découvre les défauts, donne souvent occasion à un Lecteur ingénieux d'en trouver une plus parfaite.
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Néanmoins quoique les particules du fluide électrique, imbibé par chaque surface, ne puissent d'elles-mêmes passer à travers pour se joindre à celles de l'autre, leur répulsion le.
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Tant de personnes ont travaillé en Europe sur les expériences électriques, que quelqu'un se sera probablement rencontré avec nous sur les mêmes observations.
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Pour qu'un corps émoussé produise le même effet, il faut qu'il soit approché à un pouce de distance, & qu'il tire une étincelle.
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127.
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137.
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l'or fut fondu & fit des taches dans le verre à l'ordinaire.
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Mais pour ne point quitter M.
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Tout ce qu'il a pû faire dans cette circonstance embarrassante, ç'a été de proposer sa conjecture, & de nous enseigner les moyens de décider la question.
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Aujourd'hui à deux heures vingt minutes après midi le tonnerre a grondé directement sur Marly; le coup a été assez fort.
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3°.
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[Manque la page 176] .
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J'ai vû le floccon qui se tenoit à un pouce de distance du vase, tandis qu'une chaîne de douze pieds étoit tout à fait déployée, s'en écarter jusqu'à un pied, quand elle étoit entiérement retombée.
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_ Qu'on tienne à peu près par le milieu un bâton de cire de deux pieds & demi de long, & d'environ un pouce de diamètre, frottez le tube de verre & traînez-le sur une de ses moitiés, ensuite le tournant un peu autour de son axe frottez encore le tube, & traînez-le sur la même moitié; répétez cette opération plusieurs fois: cette moitié détruira la force répulsive des boules électrisées par le verre, & l'autre moitié l'augmentera.
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215.