Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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soin de
jeter des cendres sur la glace qui étoit devant leur porte. Probablement
il auroit porté un jugement tout différent du caractère de ceux qui
fournissent aux frais du tribunal dont nous parlons.


DES MOYENS PROPRES À RÉPRIMER LES ABUS DU TRIBUNAL.

Jusqu'à présent, on n'en a employé aucun. Mais depuis qu'on a tant écrit
sur la constitution fédérative des États-Unis, et qu'on a si savamment
et si clairement discuté toutes les autres parties d'un bon
gouvernement, je me suis instruit au point de m'imaginer qu'il y a
quelque moyen de réprimer le tribunal: cependant je n'ai pu en trouver
aucun qui ne soit une violation du droit sacré de la liberté de la
presse. Mais, je crois en avoir découvert un, qui, au lieu de diminuer
la liberté générale, doit l'augmenter; c'est de rendre au peuple une
sorte de liberté, dont nos loix l'ont privé, la liberté du bâton.

Lorsque la société étoit dans son enfance, et que les loix n'existoient
point encore, si un homme en insultoit un autre, par quelques mauvais
propos, l'offensé pouvoit se venger de l'agresseur par un bon coup de
poing sur l'oreille; et en cas de récidive, il lui donnoit une volée de
coups de bâton. Cela n'étoit contraire à aucune loi. Mais à présent ce
droit est interdit. Ceux qui en usent sont punis comme des
perturbateurs, tandis que le droit de calomnier est encore dans toute sa
force, parce que les loix, qu'on a faites contre lui, sont rendues
inutiles par la liberté de la presse.

Je propose donc de ne point toucher à la liberté de la presse, et de lui
laisser toute son étendue, sa force, sa vigueur; mais de permettre aussi
à la liberté du bâton de marcher avec elle d'un pas égal.

Alors, ô mes concitoyens! si un impudent écrivain attaque votre
réputation, qui vous est, peut-être, plus chère que la vie, et s'il met
son nom au bas de son barbouillage, vous pourrez aller le trouver en
plein jour et lui fendre la tête loyalement. S'il se cache derrière
l'imprimeur, et que vous découvriez pourtant qui il est, vous pourrez
vous cacher aussi, vous mettre en embuscade la nuit, l'attaquer par
derrière, et lui donner une bonne volée de coups de bâton. Si votre
adversaire paie de meilleurs écrivains que lui, pour vous mieux
calomnier, vous paierez aussi de robustes porte-faix, qui auront de
meilleurs bras que les vôtres, et qui vous aideront à le mieux rosser.

Telle est mon opinion quant au ressentiment particulier et à la
rétribution que méritent les calomnies. Mais si, comme cela doit être,
le public est offensé

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Text Comparison with The Complete Works in Philosophy, Politics and Morals of the late Dr. Benjamin Franklin, Vol. 1 [of 3]

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At length a new difference arising between my brother and me, I ventured to take advantage of my liberty, presuming that he would not dare to produce the new contract.
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Philadelphia was a hundred miles farther.
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He knew that I had some ascendancy over his son, as I had been able to prevail on him to abstain for a long time from drinking brandy; and he hoped that, when more closely connected with him, I should cure him entirely of this unfortunate habit.
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He first studied them with a view to astrology, and was, afterwards, the first to laugh at his folly.
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It is written in a manner intelligible to every one, and which cannot fail of convincing every reader of the justice and propriety of the remarks and advice which it contains.
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In proportion as they have become known, his principles have been adopted.
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So the portion of atmosphere included in H, A, B, I, has the line A B for its basis.
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a charged phial to the can, I gave it a spark, which flowed round in an electric atmosphere; and the lock of cotton was repelled from the side of the can to the distance of about nine or ten inches.
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Approach it with a positively charged wire of a bottle, and it will fly to the wire.
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No part of the afore-mentioned long small wire, between the clock and the hammer, could be found, except about two inches that hung to the tail of the hammer, and about as much that was fastened to the clock; the rest being exploded, and its particles dissipated in smoke and air, as gunpowder is by common fire, and had only left a black smutty track on the plaistering, three or four inches broad, darkest in the middle, and fainter toward the edges, all along the cieling, under which it passed, and down the wall.
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_ SIR, The experiments Mr.
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I am, &c.
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AT LONDON.
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Which end is also more likely to be obtained by the length and loftiness of the rod; as protecting more extensively the building under it.
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The experiment which you mention, of filing your glass, is analogous to one which I made in 1751, or 1752.
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an ingenious one for serving two rooms, 296.
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488.
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_Vis_ inertiæ of matter, observations on, ii.
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