Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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savoir le
premier au détroit, entre le lac Huron et le lac Erié, le second dans le
pays de Illinois, et le troisième dans le bas du pays qu'arrose l'Ohio.
Ce projet fut communiqué aux lords commissaires du commerce et des
colonies, afin de savoir quelle étoit leur opinion à cet égard.

Nous avons tout uniment expliqué la cause des représentations, sur
lesquelles insistent avec tant de force, les lords commissaires du
commerce et des colonies, en disant qu'elles contiennent tous les
argumens contre l'établissement des terres dont il est aujourd'hui
question. À présent, nous exposerons les raisons qui nous font croire
que ces représentations sont si loin de nous être contraires, qu'elles
disent précisément qu'on doit permettre d'établir les terres que nous
demandons.

Trois raisons principales sont énoncées dans les représentations. «Comme
propres à faire sentir l'utilité des colonies dans le continent de
l'Amérique septentrionale.

»La première, c'est qu'elles favorisent la pêche avantageuse qui se fait
sur la côte du Nord.

»La deuxième, c'est qu'on y soigne la culture des bois de construction
et autres matières qui peuvent servir à la marine, et qu'on les échange
pour des marchandises des manufactures anglaises.

»La troisième, c'est qu'on y a toujours du merrein, du bois de
charpente, des farines et d'autres choses nécessaires pour
l'approvisionnement de nos établissemens aux Antilles.»

Nous n'imaginons pas qu'il soit nécessaire de faire beaucoup
d'observations sur la première de ces raisons. Les provinces de
New-Jersey, de Pensylvanie, de Maryland, de Virginie et les colonies
méridionales, n'ont point favorisé, et, d'après leur situation et la
nature de leur commerce, ne favoriseront pas plus la pêche que les
établissemens que nous proposons de faire sur l'Ohio. Cependant, ces
provinces sont utiles au royaume, soit à cause de la culture, soit à
cause de l'exportation de différens articles; et nous osons croire que
la colonie de l'Ohio aura le même avantage, si toutefois la production
des marchandises d'entrepôt peut être regardée comme avantageuse.

Quant à la seconde et à la troisième raison des représentations, nous
remarquerons qu'aucune des possessions anglaises dans l'Amérique
septentrionale, n'exige moins d'encouragement que celle de l'Ohio, pour
cultiver les matières propres à la construction des vaisseaux et à la
marine, et pour approvisionner les Antilles, de bois et de comestibles.

1º. Les terres des bords de l'Ohio sont extrêmement fertiles; le climat
y est tempéré. La vigne, les mûriers et les vers-à-soie, s'y trouvent
par-tout. Le chanvre croît spontanément dans les vallées et dans le pays
bas. Les mines de fer sont communes dans les montagnes; et nulle terre
n'est plus propre que celle de ces contrées, à la culture du tabac, du
lin et du coton.

2º. Le pays

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Text Comparison with Franklin's Autobiography (Eclectic English Classics)

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.
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It was in favor of liberty of conscience, and in behalf of the Baptists, Quakers, and other sectaries that had been under persecution,[16] ascribing the Indian wars, and other distresses that had befallen the country, to that persecution, as so many judgments of God to punish so heinous an offense, and exhorting a repeal of those uncharitable laws.
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Mather's called "Essays to Do Good," which perhaps gave me a turn of thinking that had an influence on some of the principal future events of my life.
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She invited me to lodge at her house till a passage by water should offer; and, being tired with my foot traveling, I accepted the invitation.
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explain all his views, what interest he relied on, and in what manner he intended to proceed.
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I did all I could to dissuade him from it, but he continued scribbling verses till Pope cured him.
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] [Footnote 43: This market stood on the southwest corner of Second and Market Streets.
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Our mutual affection was revived, but there were now great objections to our union.
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CONTINUED SELF-EDUCATION.
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{ 1} Sleep.
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I cannot boast of much success in acquiring the reality of this virtue, but I had a good deal with regard to the appearance of it.
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I have been continued one of its trustees from the beginning, now near forty years, and have had the very great pleasure of seeing a number of the youth who have received their education in it distinguished by their improved abilities, serviceable in public stations, and ornaments to their country.
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Thus, if you teach a poor young man to shave himself and keep his razor in order, you may contribute more to the happiness of his life than in giving him a thousand guineas.
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Norris) and myself to join Mr.
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] [Footnote 139: A member of a denomination which has its name from Moravia, a division of Austria-Hungary.
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I received of the general about eight hundred pounds, to be disbursed in advance money to the wagon owners, etc.
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In one of the last, indeed, which was for granting fifty thousand pounds, his proposed amendment was only of a single word.
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I was escorted as far as Bethlehem, where I rested a few days to recover from the fatigue I had undergone.
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On the whole, I wondered much how such a man came to be intrusted with so important a business as the conduct of a great army; but, having since seen more of the great world, and the means of obtaining and motives for giving places, my wonder is diminished.
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His writing was incidental to his business as a journalist and statesman.