Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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rapport parle de l'extrait d'une lettre du
commandant en chef des forces anglaises en Amérique, extrait que le
comte d'Hillsborough a présenté aux lords commissaires du commerce et
des colonies. Mais leurs seigneuries ne font mention ni du nom du
commandant, ni du temps où il a écrit sa lettre, ni de ce qui l'a engagé
à communiquer son opinion sur l'établissement des colonies dans des pays
éloignés. Toutefois, nous imaginons que le général Gage est l'auteur de
la lettre, et qu'il l'écrivit vers l'année 1768, lorsque les lords
commissaires du commerce et des colonies étoient occupés à examiner le
plan des trois nouveaux gouverneurs, et avant qu'on eût fait
l'acquisition des terres de l'Ohio et établi la ligne des limites avec
les six Nations.

Certes, nous sommes persuadés que le général n'avoit alors en vue que
les pays, qu'il appelle des contrées éloignées, c'est-à-dire, le
détroit, le pays des Illinois, et le bas de l'Ohio; car il dit que «Ce
sont des pays étrangers, dont l'éloignement ne permet de tirer ni des
choses nécessaires à la marine anglaise, ni des bois et des provisions
pour les îles à sucre».--Il dit aussi, «Qu'en formant des établissemens
à une si grande distance, le transport de la soie, du vin et des autres
objets qu'ils produiroient, les rendroit probablement trop chers pour
tous les marchés où l'on voudroit les vendre, et que les habitans
n'auroient à donner que des fourrures en échanges des marchandises
anglaises.»

Ce qui, selon nous, prouve que le général ne vouloit parler que des
établissemens du détroit, du pays des Illinois et du bas de l'Ohio, et
non du territoire, dont nous demandons la concession, c'est qu'il
ajoute:--«Il n'est pas certain que l'établissement de ces contrées ne
fût suivi d'une guerre avec les Indiens, et qu'il ne fallût combattre
pour chaque pouce de terrain.»

Nous avouons franchement qu'il nous est impossible de concevoir pourquoi
les lords commissaires du commerce et des plantations ont chargé leur
rapport de l'opinion du général Gage sur ce qu'il appelle
_l'établissement d'un pays étranger_, établissement qu'on ne pouvoit
entreprendre sans être obligé de combattre pour chaque pouce de terrain.
Nous ne concevons pas plus comment leurs seigneuries ont pu appliquer
cette opinion à l'établissement d'un territoire acheté par le roi,
depuis près de quatre ans, déjà habité par plusieurs milliers d'Anglais,
et où, ainsi que nous le démontrerons dans la suite de ces observations,
les Indiens même, qui vivent sur la rive septentrionale de l'Ohio, ont
demandé qu'on se hâtât d'établir un gouvernement.

Le huitième paragraphe du rapport qui nous concerne, vante beaucoup
l'exactitude et la précision de celui de 1768. Or, ce dernier

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Text Comparison with A Book of Gems Choice selections from the writings of Benjamin Franklin

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248 Our Authoritative Religion 111 Our Census 17 Our Plea 256 Outward Appearance 51 Over and Through the Mountains 148 Overlooking Humble but Good Men 484 Paul and James on Justification by Faith 352 Paying Preachers a Stipulated Sum 326 Preach “First Principles” 474 Personality of the Devil 276 Pioneers, Support, etc.
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, etc.
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Some men have fallen so fully into this state, that they hardly will venture to say they believe anything, have confidence in anything, or know anything.
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They see that a mistake on the part of a Christian involves no danger, no serious consequences in this world or the world to come; while a mistake on their part involves eternal consequences.
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What good will the gold mine do him? None whatever.
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But the Jews only instigated it; the Romans, who were Gentiles, executed him.
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This accounts for the uncertainty about the day.
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What were the people taught on that day? Did any one hear any instruction? Thousands of dollars were expended.
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He has left them no discretionary power to compromise with anybody, or to stipulate terms of union and fellowship.
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If men have found any new light worth anything, and are themselves men of any force, improvement will appear; fruits will follow their labors.
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The person is deceived, and made to think, when come to the years of accountability, that two things have been done that never have been done, viz: 1.
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There is nothing in Scripture called “family worship,” and yet what we mean by that expression, is the oldest worship in the world.
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” That makes a plain case of it.
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The head of the family was a class leader in the M.
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At every period of the church, when there was any vitality in it, any spirituality or devotion to God, there has been a constant effort on the part of the enemy, through some well-meaning, but worldly minded professors of religion, to work things into the church, or.
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2.
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Can a man of sense believe that those can be saved whom it is impossible to renew again to repentance? 12.
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They would not hear one who would rise from the dead, unless he would wink at their sin.
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What adds to the solemnity of the matter is, that no amends can be made in acts of the past.
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—_Frank G.