Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome II suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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disoit,
ainsi que nous l'avons déjà observé, que les habitans des colonies du
centre auroient la liberté de s'établir sur les montagnes et sur les
bords de l'Ohio.--Les lords commissaires font aussi un grand éloge de la
lettre du commandant en chef, et citent l'opinion de M. Wright,
gouverneur de la Georgie, au sujet des grandes concessions de terrain
dans l'intérieur de l'Amérique.

Nous aurions désiré qu'en parlant de l'opinion de ce dernier, on nous
eût dit dans quel temps sa lettre fut écrite; s'il connoissoit alors la
situation du pays des montagnes, les dispositions des habitans des
colonies du centre, la douceur du climat des bords de l'Ohio, la
fécondité du sol, le voisinage du Potomack, et la facilité de tirer de
ce pays de la soie, du lin, du chanvre, et beaucoup d'autres objets,
pour les envoyer en Angleterre.--Instruits de ces faits, nous aurions
jugé si, en effet, les connoissances et l'expérience du gouverneur
Wright relativement aux colonies, doivent, ainsi que l'avancent les
lords commissaires, donner dans cette circonstance un grand poids à son
opinion.

Ce que pense le gouverneur Wright nous semble devoir se réduire aux
propositions suivantes.

1º. Que si l'on concède un vaste territoire à une compagnie, qui désire
de le peupler et s'en occupe réellement, on fera sortir d'Angleterre
beaucoup d'habitans.

2º. Que cette colonie formera une espèce d'état séparé et indépendant,
qui voudra se régir lui-même, avoir des manufactures chez lui, et ne
recevoir des provisions ni de la mère-patrie, ni des provinces dans le
voisinage desquelles il se trouvera établi; et que comme il sera
très-loin du centre du gouvernement, des tribunaux et des magistrats, et
conséquemment affranchi de l'inspection des loix, il deviendra bientôt
un réceptacle de brigands.

3º. Qu'il faudroit que les habitans fussent très-nombreux dans le
voisinage de la mer, et que le terrain y fût bien cultivé et amélioré.

4º. Que les idées du gouverneur Wright ne sont point chimériques; qu'il
connoît _un peu_ la situation et l'état des choses en Amérique, et que
d'après quelques petits exemples, il se figure aisément ce qui peut et
doit certainement arriver si l'on ne le prévient à temps[62].

Nous nous permettrons de faire quelques remarques sur ces propositions.

Quant à la première, nous espérons prouver d'une manière satisfaisante,
que les colonies du centre, telles que le New-Jersey, la Pensylvanie, le
Maryland et la Virginie, n'ont presque d'autre terrain vacant, que celui
qu'ont acquis de grands propriétaires pour le revendre à haut prix. Nous
observerons ensuite que les pauvres colons, chargés de beaucoup
d'enfans, ne sont pas en état de payer ce prix; que cela est cause que
plusieurs milliers de familles se sont

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Text Comparison with Benjamin Franklin and the First Balloons

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Benjamin Franklin and the First Balloons BY ABBOTT LAWRENCE ROTCH Reprinted from the Proceedings of the American Antiquarian Society Volume XVIII WORCESTER, MASSACHUSETTS THE DAVIS PRESS 1907 BENJAMIN FRANKLIN AND THE FIRST BALLOONS.
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(THE FIRST HYDROGEN BALLOON.
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I am much obliged to you for the Care you have taken.
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It contains 50,000 cubic Feet, and is supposed to have Force of Levity equal to 1500 pounds weight.
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The Duke de Crillon made a feast last week in the Bois de Boulogne, just by my habitation, on occasion of the Birth of two Spanish Princes; after the Fireworks we had a Balloon of about 5 feet Diameter filled with permanent inflammable Air.
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Most is expected from the new one undertaken upon subscription by Messieurs Charles and Robert, who are Men of Science and mechanic Dexterity.
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in passing thro' this Flame rose in the Balloon, swell'd out its sides, and fill'd it.
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One of these courageous Philosophers, the Marquis d'Arlandes, did me the honour to call upon me in the Evening after the Experiment, with Mr.
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I am sorry this Experiment is totally neglected in England where mechanic Genius is so strong.
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FRANKLIN Sir JOSEPH BANKS.
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Charles, Professor of Experimental Philosophy, & a zealous Promoter of that Science; and one of the Messieurs Robert, the very ingenious Constructors of the Machine.
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Beaucoup d'habitants de la campagne et le cure de Nesle et d'Hebouville se sont aussi trouves a leur arrivee.
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_ This should be dated Nov.
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le Chevalier de Cubiere.
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