Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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de sermons, si je voulois me
donner la peine d'apprendre la méthode abrégée, selon laquelle il les
avoit écrits.

Cependant, je demeurai à peine un an au collège, quoique dans ce court
intervalle, je fusse du milieu de ma classe monté à la tête, et ensuite
dans la classe immédiatement au-dessus, d'où je devois passer, à la fin
de l'année, dans une classe supérieure. Mais mon père, chargé d'une
nombreuse famille, se trouva hors d'état de fournir, sans se gêner
beaucoup, à la dépense d'une éducation de collège. Considérant, en
outre, comme il le disoit quelquefois devant moi à ses amis, le peu de
ressources que cette carrière promettoit aux enfans, il renonça à ses
premières intentions, me retira du collège, et m'envoya dans une école
d'écriture et d'arithmétique, tenue par M. Georges Brownel, maître
habile, qui réussissoit très-bien dans sa profession, en n'employant que
des moyens doux et propres à encourager ses élèves. J'acquis bientôt
sous lui une belle écriture: mais je ne fus pas aussi heureux en
arithmétique, car je n'y fis aucun progrès.

Je n'avois encore que dix ans, lorsque mon père me rappela auprès de lui
pour l'aider dans sa nouvelle profession. C'étoit celle de fabricant de
chandelles et de savon. Quoiqu'il n'en eût point fait l'apprentissage,
il s'y étoit livré à son arrivée à la Nouvelle-Angleterre, parce qu'il
avoit jugé que son métier de teinturier ne lui donneroit pas le moyen
d'entretenir sa famille. Je fus donc employé à couper des mèches, à
remplir des moules de chandelle, à prendre soin de la boutique et à
faire des messages.

Cette occupation me déplaisoit, et je me sentois une forte inclination
pour celle de marin: mais mon père ne voulut pas me la laisser
embrasser. Cependant, le voisinage de la mer me donnoit fréquemment
occasion de m'y hasarder et dedans et dessus. J'appris bientôt à nager
et à conduire un canot. Quand je m'embarquois avec d'autres enfans, le
gouvernail m'étoit ordinairement confié, sur-tout dans les occasions
difficiles. Dans nos projets, j'étois presque toujours celui qui
conduisoit la troupe, et je l'engageois quelquefois dans des embarras.
Je vais vous citer un fait qui, quoiqu'il ne soit pas fondé sur la
justice, prouve que j'ai eu de bonne heure des dispositions pour les
entreprises publiques.

Le réservoir d'un moulin étoit terminé d'un côté, par un marais sur les
bords duquel mes camarades et moi avions coutume de nous tenir, à la
haute marée, pour pêcher de petits poissons. À force d'y piétiner, nous
en avions fait un vrai bourbier. Ma proposition fut d'y construire une
chaussée sur laquelle nous puissions marcher de pied ferme. Je montrai
en même-temps à

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Text Comparison with A Book of Gems Choice selections from the writings of Benjamin Franklin

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487 Success to Good Men 255 Summary of Arguments on the Action of Baptism 455 Support Workers 77 Tediousness in Public Devotions 323 Tendency of Universalism 142 The Action of Baptism 443 The Bible Will Save the World 66 The Bible Infallibly Safe 145 The Bible and Bible Men 405 The Bible Ground 414 The Bible vs.
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1 The Warning 390 The Work of Creation 8 The Work of the Disciples 417 Theory and Practice 479 Things Not Forbidden 290 Thirty Years Ago 376 Too Late for the Cars 269 True Missionaries 18 The New and the Old 464 Universalism 75 Universalism Unbelief .
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Men may turn away from him, and some will, as some did.
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11, as they have done in every other case to represent the same original word, we should have had no _pastor_ in the New Testament.
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We once acted on a committee with several others, heard testimony and arguments for a week, and had the parties bound in writing to abide the decision of the committee.
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Its holy lessons are all for our good.
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There can be no apology for a man who knows what the truth is, what the doctrine of Christ is, what christianity is, who will use it merely as a proof to sustain, prove, and impose something else upon himself and others, for he might just as easily have received the truth, the doctrine of Christ, christianity itself, enjoyed it, and been saved by it, as to have trifled with it, in trying to prove something else by it.
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To these men we must look, and on them, as the agents under God, we must depend; we must encourage their hearts, strengthen their hands and give them support.
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It is clear, however, that whatever terms are used, they all apply to the same things.
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seen from the Scriptures already cited, that in the former ages, when they danced as a religious exercise, it was always in daylight, and in no case promiscuous dancing of men and women together, and the _time_ for it was when the Lord had wrought some great deliverance or brought some signal, given some great victory.
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It is nothing but a nick-name they have given the gospel, to keep men from hearing it.
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It is not the Lord, for the Presbyterian receives the Lord as fully as the Methodist, and the Lord does not make him a Methodist.
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The Jews were the more responsible party, as they persisted in clamoring for his crucifixion, when Pilate, the Roman judge wanted to let him go.
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All parties admit that all that comes from the Bible is right, and all that does not come from the Bible is without authority.
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This will not stand in the day of judgment.
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It had no Christ in it, did not originate with Christ, nor point to him.
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Time appears the greatest burthen they have, through their whole life, and, at death, the trouble is, that they have not more time.
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The hope of all nations is lost.
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” The examination was to _precede_ the eating, and not to decide whether.
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in all the hell there is for them in this world already.