Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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créances surannées, quoique justes. Cependant elles se
trouvent détaillées dans mon grand livre, coté E; et je les lègue aux
administrateurs de l'hôpital de Pensylvanie, espérant que les débiteurs,
ou leurs successeurs, qui font à présent quelque difficulté d'acquitter
ces dettes, parce qu'ils les croient trop anciennes, voudront pourtant
bien en compter le montant, comme une charité, en faveur de l'excellente
institution de l'hôpital.--

Je suis persuadé que plusieurs de ces dettes seront inévitablement
perdues: mais je me flatte qu'on en recouvrera beaucoup. Il est possible
aussi que quelques-uns des débiteurs, aient à réclamer de moi le montant
d'anciens comptes. En ce cas, les administrateurs de l'hôpital voudront
bien en faire la déduction, et en payer la solde, si c'est moi qui la
dois.

Je prie mes amis Henry Hyll, John Jay, Francis Hopkinson et M. Edward
Duffield, de Bonfield dans le comté de Pensylvanie, d'être les
exécuteurs de mes dernières volontés; c'est pourquoi je les nomme dans
le présent testament.

Je désire d'être enterré, avec le moins de dépense et de cérémonie qu'il
sera possible.

À Philadelphie, le 17 juillet 1788.

B. FRANKLIN.

* * * * *

CODICILE.

Moi, Benjamin Franklin, après avoir considéré le testament précédent, ou
ci-joint, je crois à propos d'y ajouter le présent codicile.

L'un de mes anciens et invariables principes politiques, est que, dans
un état démocratique, il ne doit point y avoir d'emploi lucratif, par
les raisons détaillées dans un article que j'ai rédigé dans notre
constitution; et lorsque j'ai accepté la place de président, mon
intention a été d'en consacrer les honoraires à l'utilité publique. En
conséquence, j'ai déjà légué, par mon testament du mois de juillet
dernier, des sommes considérables aux colléges, et pour construire des
églises. J'ai, de plus, donné deux mille livres sterlings à l'état de
Pensylvanie, pour être employées à rendre le Skuylkil navigable. Mais
apprenant depuis, que cette somme est très-insuffisante pour un pareil
ouvrage, et que vraisemblablement l'entreprise n'aura pas lieu de
long-temps, j'ai conçu une autre idée, que je crois d'une utilité plus
étendue. Je révoque donc et annulle le legs qui devoit servir aux
travaux du Skuylkil; et je désire qu'une partie des certificats, que
j'ai pour ce qui m'est redû de mes honoraires de président, soit vendue
pour produire deux mille livres sterlings, dont on disposera, comme je
vais l'expliquer.

L'on pense que celui qui reçoit un bien de

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Text Comparison with Benjamin Franklin and the First Balloons

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The five letters which I have the honor to present were written to Sir Joseph Banks, President of the Royal Society of London, in 1783, when Franklin was Minister to the Court of France and, with the collateral documents, they give perhaps the most complete and accurate account of the beginning of aerial navigation, enlivened with the humor and speculation characteristic of the writer.
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view of the historic and scientific interest of these letters, they are now printed exactly according to the press-copies.
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With great Respect, I am, Sir, Your most obedient and most humble Servant B.
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Among the Pleasanteries Conversation produces on this Subject, some suppose Flying to be now invented, and that since Men may be supported in the Air, nothing is wanted but some light handy Instruments to give and direct Motion.
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We have only at present the enclosed Pamphlet, which does not answer the expectation given us.
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Faujas de St.
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Probably while they were employed in keeping up the Fire, the Machine might turn, and by that means they were _desorientes_ as the French call it.
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_Developpant du Gaz.
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We should not suffer Pride to prevent our progress in Science.
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30, 1783 Dear Sir, I did myself the honour of writing to you the Beginning of last Week, and I sent you by the Courier, M.
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What became of them is not yet known here.
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When the Tickets were engraved, the Car was to have been hung to the Neck of the Globe, as represented by a little Drawing I have made in the Corner A.
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" Both Bigelow and Smyth give another paragraph in the Postscript, beyond the signature "B.
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S.
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Robert, two Brothers,"; p.