Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

Page 117

achevées, nous avons un après-midi et une
soirée de loisir agréable, tel que celui dont jouit à présent notre ami.

En nous mariant de bonne heure, nous avons le bonheur d'avoir un plus
grand nombre d'enfans; et chaque mère, suivant parmi nous, l'usage de
nourrir elle-même ses enfans, usage si conforme au voeu de la nature!
nous en conservons davantage. Aussi, dans nos contrées, les progrès de
la population sont bien plus rapides qu'en Europe.

Enfin, je suis très-content de vous voir marié, et je vous en félicite
cordialement. Vous êtes dans le sentier où l'on devient un citoyen
utile; et vous avez échappé à un état contre nature, à un éternel
célibat! C'est pourtant là le sort d'un grand nombre d'hommes qui ne s'y
étoient pas condamnés; mais qui, ayant trop long-temps différé de
changer de condition, trouvent enfin qu'il est trop tard pour y songer,
et passent leur vie entière dans une situation où un homme semble
toujours valoir beaucoup moins. Un volume dépareillé n'a pas la même
valeur que lorsqu'il fait partie d'une collection complète. Quel cas
fait-on de la moitié isolée d'une paire de ciseaux? Elle ne coupe jamais
bien, et ne peut servir que de mauvais racloir.

Je vous prie de présenter à votre jeune épouse, et mes complimens et mes
voeux pour son bonheur. Je suis vieux et pesant: sans cela, je serois
allé les lui présenter moi-même.

Je ne ferai que peu d'usage du privilège qu'ont les vieillards, de
donner des avis à leurs jeunes amis. Traitez toujours votre femme avec
respect. Cela vous attirera du respect à vous-même, non-seulement de sa
part, mais de la part de tous ceux qui seront témoins de votre conduite.
Ne vous servez jamais avec elle, d'expression dédaigneuse, même en
plaisantant; car les plaisanteries de ce genre finissent souvent par des
disputes sérieuses.

Étudiez soigneusement ce qui a rapport à votre profession, et vous
deviendrez savant. Soyez laborieux et économe, et vous deviendrez riche.
Soyez frugal et tempérant, et vous conserverez votre santé. Pratiquez
toujours la vertu, et vous serez heureux. Une telle conduite, du moins,
promet plus que toute autre de pareilles conséquences.

Je prie Dieu qu'il vous bénisse, vous et votre jeune épouse; et je suis
pour toujours votre sincère ami.

B. FRANKLIN.




SUR LA MORT DE SON FRÈRE,

Last Page Next Page

Text Comparison with Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

Page 20
Mon frère profitant du moment où ses amis vinrent le voir suivant leur coutume, leur communiqua cet écrit.
Page 21
écrivains que je l'imaginois alors.
Page 22
Il fit marché pour mon passage avec le capitaine d'une corvette de New-York.
Page 27
Je tournai au coin de la rue, et tout en mangeant mon pain, je parcourus Chesnut-Street[16].
Page 31
Je ne manquai pas ensuite de leur faire voir ma montre.
Page 37
Il conservoit en partie son premier enthousiasme.
Page 47
Je trouvois à mon retour, mes caractères mêlés, mes pages transposées, mes matières rompues, etc.
Page 50
Il faut que je rapporte ici un trait du caractère de ce digne homme.
Page 69
Mais je m'apperçus bientôt que la profession d'imprimeur étant généralement regardée comme un pauvre métier, je ne devois pas m'attendre à trouver de l'argent avec une femme, à moins que je ne désirasse en elle aucun autre charme.
Page 78
Environ un mois avant l'époque, où Franklin fit son expérience du cerf-volant, quelques savans français avoient completté sa découverte, d'après la manière qu'il avoit d'abord indiquée lui-même.
Page 80
M.
Page 84
Il dit expressément, dans le.
Page 89
Comme cette somme étoit promise à des conditions, qu'on espéroit ne voir jamais remplir,.
Page 95
L'estime, qu'ils avoient conçue pour lui, s'accrut, quand ils le connurent personnellement.
Page 99
Elle ne voulut point y souscrire.
Page 123
Daignez, messieurs, faire sentir à nos parens l'injustice d'une tendresse exclusive, et la nécessité de partager également leurs soins et leur affection entre tous leurs enfans.
Page 125
La curiosité m'engagea à écouter ce que.
Page 133
Toute portion d'air frais qui approche la peau chaude, reçoit, avec une partie de cette vapeur, un degré de chaleur qui la raréfie et la rend plus légère; et alors elle est, avec la matière qu'elle a prise, poussée au loin par une quantité d'air plus frais, et conséquemment plus pesant, qui s'échauffe à son tour et fait bientôt place à une nouvelle portion.
Page 134
Quand on se couche, on doit avoir soin d'arranger son oreiller conformément à l'habitude qu'on a de placer sa tête, afin d'être parfaitement à son aise.
Page 142
tour.