Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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vous éviterez beaucoup de mal».--Cet
avis resta au fond de mon coeur, et m'a été souvent utile. Je me le suis
rappelé, toutes les fois que j'ai vu l'orgueil humilié, et le malheur
des gens qui avoient voulu porter la tête trop haute.

Je désire beaucoup de revoir la ville où je suis né. J'ai quelquefois
espéré d'y finir mes jours.--Je la quittai, pour la première fois, en
1723. J'y suis retourné en 1733, 1743, 1753 et 1763.--En 1773, j'étois
en Angleterre. En 1775, je passai à la vue de mon pays, mais je ne pus
pas y aborder, parce qu'il étoit au pouvoir de l'ennemi. Je voulois y
aller en 1783: mais il ne me fut pas possible d'obtenir ma démission, et
de quitter le poste que j'occupe ici. Je crains même de n'avoir jamais
ce bonheur. Mes voeux les plus ardens sont cependant pour ma ville
natale: _esto perpetua!_ Elle possède maintenant une excellente
constitution. Puisse-t-elle la conserver à jamais!

Le puissant empire, au milieu duquel je réside, continue d'être l'ami
des États-Unis. Son amitié est pour eux de la plus grande importance, et
doit être cultivée avec soin. La Grande-Bretagne n'est pas encore
consolée d'avoir perdu le pouvoir qu'elle exerçoit sur nous; et elle se
flatte encore par fois de l'espérance de le recouvrer. Des évènemens
peuvent accroître cette espérance, et occasionner des tentatives
dangereuses. Une rupture entre la France et nous, enhardiroit
infailliblement les Anglais à nous attaquer; et cependant nous avons
parmi nos compatriotes, quelques animaux sauvages qui s'efforcent
d'affoiblir les liens qui nous attachent à la France.

Conservons notre réputation, en étant fidèles à nos engagemens; notre
crédit, en payant nos dettes; et nos amis, en montrant de la sensibilité
et de la reconnoissance. Nous ne savons pas si nous n'aurons pas bientôt
besoin de tout cela.

Agréez, révérend docteur, ma sincère estime.

B. FRANKLIN.




LE SIFFLET,
HISTOIRE VÉRITABLE,

_Adressée, par Franklin, à son Neveu._


Lorsque j'étois encore à l'âge de sept ans, mes amis, un jour de fête,
remplirent mon gousset de monnoie de cuivre. Je m'en allai droit à une
échoppe où l'on vendoit des joujoux pour les enfans; et comme j'étois
charmé

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On le fit évader et il passa à Londres.
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Mon oncle n'avoit pu découvrir combien de temps ils y avoient été établis avant ce terme.
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Il parloit toujours de l'intention de m'établir, comme d'une chose décidée.
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Hamilton, sur le voyage duquel il avoit compté.
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Mais la conversation de la veuve assaisonnoit délicieusement ce repas.
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à la surface de l'eau, soit en plongeant.
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Je fus indigné de ce procédé, et comme je voulois contrecarrer Keimer et Webb, et que je ne pouvois pas encore commencer ma feuille périodique, j'écrivis dans celle de Bradford, quelques pièces amusantes sous le titre du _Tracassier_, (Busy-Body)[26] que Breintnal continua pendant quelques mois.
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Elle m'apporta pour réponse, que les parens n'avoient pas une pareille somme à leur disposition.
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Les citoyens des classes mitoyennes et même des dernières classes, y furent admis comme les autres.
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Après qu'une bouteille fut électrisée, il en changea la garniture, et trouva, qu'en y en appliquant une nouvelle, il en partoit encore un choc électrique.
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Il fit connoître, d'une manière très-détaillée, les avantages et les désavantages des différentes cheminées, et il s'efforça de démontrer que les siennes méritoient d'être préférées à toutes les autres.
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Allen est depuis dix jours absent de Philadelphie.
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S'ils avoient exécuté cette menace, il est certain que Franklin auroit été ruiné.
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Pendant ce temps-là, le gouverneur Denny donna son assentiment à une loi qui établissoit un impôt, sans faire aucune distinction en faveur des biens de la famille Penn.
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M.
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Il fut présenté à plusieurs hommes de lettres célèbres, ainsi qu'au monarque qui régnoit alors[51].
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J'ai moi-même, dans ma ville natale, commencé par apprendre le métier d'imprimeur; et ensuite j'ai eu la facilité de m'établir à Philadelphie, parce que deux amis m'ont prêté de l'argent, qui a été la base de ma fortune, et la cause de tout ce que j'ai pu faire d'utile dans le cours de ma vie.
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PÉTITION DE LA MAIN GAUCHE, À CEUX QUI SONT CHARGÉS D'ÉLEVER DES ENFANS.
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2º.
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Cinq schellings en font bientôt six;.