Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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sa situation,
j'osai, et ce fut une autre erreur de ma vie, j'osai essayer de prendre
avec elle des libertés, qu'elle repoussa avec une juste indignation.
Elle informa Ralph de ma conduite; et cette affaire occasionna une
rupture entre lui et moi.

Quand il revint à Londres, il me donna à entendre qu'il regardoit toutes
les obligations qu'il m'avoit, comme anéanties par ce procédé; d'où je
conclus que je ne devois jamais espérer le remboursement de l'argent que
j'avois avancé pour lui, ou prêté à lui-même. J'en fus d'autant moins
affligé qu'il étoit entièrement hors d'état de me payer, et qu'en
perdant son amitié, je me trouvois en même-temps délivré d'un
très-pesant fardeau.

Je songeai alors à mettre quelqu'argent en réserve. L'imprimerie de
Watts, près de Lincoln's-Inn-Fields, étant plus considérable que celle
où je travaillois, je crus qu'il me seroit plus avantageux d'y entrer.
Je m'y présentai; on m'y reçut; et ce fut-là que je demeurai pendant
tout le reste de mon séjour à Londres.

À mon entrée dans cette imprimerie, je commençai à travailler à la
presse, parce que je crus avoir besoin de l'exercice corporel, auquel
j'avois été accoutumé en Amérique, où les ouvriers travaillent
alternativement comme compositeurs et comme pressiers.

Je ne buvois que de l'eau. Les autres ouvriers, au nombre d'environ
cinquante, étoient grands buveurs de bière. Je portois souvent, en
montant et en descendant les escaliers, une grande forme de caractères
dans chaque main, tandis que les autres avoient besoin des deux mains
pour porter une seule forme. Aussi étoient-ils étonnés de voir, et par
cet exemple et par beaucoup d'autres, que l'_Américain aquatique_, comme
ils m'appeloient, étoit plus fort que ceux qui buvoient du porter[21].
Le garçon du marchand de bière avoit assez d'occupation toute la journée
à servir cette seule maison. Mon camarade de presse buvoit tous les
matins, avant le déjeûner, une pinte de bière, une pinte en déjeûnant
avec du pain et du fromage, une entre le déjeûner et le dîner, une à
dîner, une vers les six heures du soir, et encore une lorsqu'il avoit
fini son ouvrage. Cette habitude me sembloit très-mauvaise: mais mon
camarade disoit que sans cette quantité de bière, il n'auroit pas assez
de force pour travailler.

[21] De la bière forte.

J'essayai de le convaincre que la force corporelle, que donnoit la
bière, ne pouvoit être qu'en proportion de la quantité solide de l'orge,
dissoute dans l'eau, dont la bière étoit composée. Je lui dis qu'il y
avoit plus de farine dans un pain d'un sol, et que conséquemment s'il
mangeoit ce pain et buvoit une pinte d'eau, il en retireroit plus de
force que

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Text Comparison with A Book of Gems Choice selections from the writings of Benjamin Franklin

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Divine Plan 246 No Preachers on Dancing 12 No Side Structure 59 Not of One Class 295 Not Receiving the Reformation, but Christ 68 Not to Keep Company 419 Observing the Sabbath 333 One Baptism 190 One Idea Ism 56 One Immersion 410 One Religion 235 One Way to God .
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All the names not applied to the people and Church of God in the Scriptures must be repudiated and discarded, and we must determine to speak of the people and Church of God in the language of Scripture.
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” George Fox was probably a good man, or a man of good intentions, and, when he talked of the “light within,” and tried to sustain his position by Scripture, he had no idea of the evil that would follow—much less did he design it.
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MAKING THE BIBLE SUPPORT HUMAN SYSTEMS.
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Before we lay down our pen, we must refer Moody and Sankey, with some others, to a lesson Paul.
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He looks to Jesus, who for the joy set before him, endured the contradiction of sinners, even unto the death of the cross, and yet overcame, and is now set down at the right hand of the throne of God.
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If a man receives not the love of the truth, it affects him badly in the following respect: _First.
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To be in.
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It is an absolute monarchy.
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Who, in the midst of all this demoralization, will stand for God, for the anointed and for the eternal Spirit; for the only supreme and absolute, the final authority, the revelation from God to man, as set forth in the Bible? We must maintain this or we shall be ruined forever.
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NOT OF ONE CLASS.
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It is one thing to become a member of the body of Christ, or, which is the same, enter into the kingdom of God, and another thing for a person to unite with a local congregation.
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He knows who have the Spirit, who are led by the Spirit, walk in the Spirit, mind the things of the Spirit and endeavor to keep the unity of the Spirit in the bond of peace.
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place? Are not christians required to pray everywhere? Will not God hear a christian in his family? No one doubts that it is as suitable and appropriate as any place on earth.
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It was the infinite goodness that prompted it, the infinite will that resolved it, the infinite wisdom that devised it, and infinite power that executed it.
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Suppose the Lord would command any one to be immersed in the Spirit, how would he obey? No man ever was commanded to be immersed in the Spirit, nor was any man ever commanded to immerse any one in the Spirit.
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” —_I.
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There were old men, too old to be on the muster roll, and boys too young, the history informs us, who fought in the.
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” The other replied, “Who is he?” “A celebrated Campbellite preacher,” was the answer.
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The good deeds of the righteous are entered on the records of eternity, to come up to their everlasting honor in the day when the righteous judge shall award to every man according to his works.