Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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tôt ou tard publié. Il y a lieu de
croire que les lecteurs seront satisfaits de la simplicité, de la
raison, de la philosophie, qui caractérisent ce qui précède; c'est
pourquoi nous croyons devoir y joindre la continuation qu'en a faite le
docteur Stuber[27] de Philadelphie, l'un des intimes amis de Franklin.

[27] Le docteur Stuber naquit à Philadelphie, d'une famille allemande
qui s'y étoit établie. Il fut envoyé jeune au collége, où son
esprit, son goût pour l'étude, et la douceur de son caractère lui
acquirent l'affection de ses instituteurs. Après avoir passé par les
différentes classes du collége, en beaucoup moins de temps qu'on a
coutume de le faire, il en sortit, n'étant encore âgé que de seize
ans.--Peu de temps après, il commença à étudier la médecine;
l'ardeur avec laquelle il s'y livra, les progrès qu'il y fit,
donnoient à ses amis, raison d'espérer qu'il se rendroit un jour
utile et célèbre dans cette carrière. Cependant, comme sa fortune
étoit très-bornée, il cessa bientôt de croire que l'état de médecin
pût lui convenir; et après avoir pris un grade et s'être rendu
capable de cultiver avec succès l'art de guérir, il y renonça pour
se livrer à l'étude de la jurisprudence. Mais la mort vint
interrompre le cours de ses travaux, avant qu'il eût le temps de
cueillir le fruit des talens dont il étoit doué, et des soins qu'il
avoit pris, en consacrant sa jeunesse aux sciences et à la
littérature.

* * * * *

La culture des lettres avoit été long-temps négligée en Pensylvanie. Les
habitans étoient, pour la plupart, trop attachés à des affaires
d'intérêt, pour songer à s'occuper des sciences; et le petit nombre de
ceux que leur inclination portoit à l'étude, ne pouvoit s'y livrer que
difficilement, parce que les collections de livres étoient trop bornées.

Dans ces circonstances, l'établissement d'une bibliothèque publique fut
un important évènement. Franklin

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Text Comparison with Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique

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Quand la bouteille préparée, comme on vient de le dire, est bien électrisée, on peut la transporter fort loin,.
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Après avoir examiné les effets de l'électricité tant sur les corps fluides, que sur les corps solides en général qui ont été exposés à son action, & après avoir prouvé par des expériences suivies & comparées que l'électricité augmente l'évaporation naturelle de la plupart des uns, & la transpiration insensible des autres: après avoir expliqué comment & pourquoi l'électricité accélère l'écoulement des liqueurs dans les tuyaux capillaires dont elle rend les jets continus & divergens, & qu'elle ne produit pas le même effet dans des tuyaux d'un plus grand diamètre[5]: après avoir fait voir par une expérience déjà connuë que la végétation des plantes est avancée par l'électricité: enfin après avoir démontré par le résultat de quantité d'expériences combinées & répétées de différentes manières en différens tems sur des corps animés de différens genres, que l'électricité augmente la transpiration des animaux en favorisant en eux le mouvement des fluides & l'action tonique des solides, l'auteur de cette thèse pour rechercher les maladies auxquelles l'_électrisation_ pourroit servir de remède, prend pour exemple la paralysie dont il examine en détail les différens symptômes & les différens effets.
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] [Note 6: M.
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Le premier fruit qu'il en retira, fut le succès de mon expérience du tonnerre artificiel sur une glace de 1200.
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Cette réfléxion nous présente une nouvelle occasion d'adorer cette souveraine Sagesse qui a fait toutes choses avec poids & mesure.
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Lorsqu'une partie de cette quantité naturelle de fluide électrique est chassée d'une portion de matière commune, on suppose que les triangles formés par le reste s'élargissent par la répulsion mutuelle des parties jusqu'à ce qu'ils occupent cette portion en entier.
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24.
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] L'impossibilité de s'électriser soi-même, quoique placé sur un gâteau de cire, en frottant le tube & en tirant le feu, & la manière d'y réussir en approchant le tube d'une personne ou d'une chose placée sur le plancher, &c.
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117, & 118.
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ou 6.
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Je m'apperçois par le dernier livre de l'ingénieux Mr.
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] [Note 35: Voyez les nouvelles expériences §.
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122.
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Les circonstances de ce brisement de verre varient beaucoup en faisant l'expérience, & quelquefois même le verre n'est point du tout brisé; mais il est constant que les taches des morceaux de dessus & de dessous sont exactement des contre parties les unes des autres.
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Il ne parut point d'aigrette lumineuse à la pointe de la verge de fer; il y en avoit cependant une, & Coiffier m'a dit y avoir apperçu une très-foible lueur; mais d'abord la lumière du soleil, & ensuite l'opacité de la grêle la dérobèrent bientôt à la vûe; d'ailleurs il y a toute apparence que l'aigrette seroit plus visible à la pointe d'une verge de fer qui ne seroit point isolée.
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P.
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Quoique le globe de soufre semble opérer aussi bien que le globe de verre, cependant il ne pourra jamais y avoir une étincelle aussi forte & à une distance aussi grande entre mon doigt & le conducteur, quand on se sert du globe de soufre que quand on employe celui de verre.
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Pour prouver qu'un corps dans différentes circonstances de dilatation & de contraction est capable de recevoir & de retenir plus ou moins de fluide électrique sur sa surface, je rapporterai l'expérience suivante: Je plaçai sur le plancher un verre à boire propre, & dessus un petit pot d'argent, dans lequel je mis environ trois brasses de chaîne de cuivre, à un bout de laquelle j'attachai un fil de soye qui s'élevoit directement au plat-fond où il passoit sur une poulie & delà redescendoit dans ma main, de sorte que je pouvois à mon gré enlever la chaîne du pot, l'élever à un pied de distance du plat-fond & la laisser par gradation retomber dans le pot.
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_LETTRE XIII.
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32.