Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

Page 88

des dettes qu'ils ont contractées; et je n'ai pas encore pu leur
persuader entièrement qu'un bon professeur dans les hautes sciences,
attireroit assez d'écoliers pour payer en grande partie, sinon
tout-à-fait, ses honoraires. Ainsi, à moins que les propriétaires[41] de
la province ne veuillent soutenir notre institution, je crains que nous
ne soyons obligés d'attendre encore quelques années avant de la voir
dans l'état de perfection, dont je la crois déjà susceptible; et
l'espérance que j'avois de vous voir établi parmi nous, s'évanouira.

[41] La famille des Penn.

»Le bon M. Collinson m'écrit qu'il n'épargnera pas ses soins à cet
égard. Il espère qu'avec l'aide de l'archevêque, il décidera nos
propriétaires[42]; et je prie Dieu qu'il le fasse réussir.

[42] À la sollicitation de Franklin, de M. Allen et de M. Peters,
l'archevêque Herring et M. Collinson, engagèrent MM. Thomas Penn et
Richard Penn à souscrire pour une somme annuelle, et à donner
ensuite 5000 livres sterlings au collége de Philadelphie.

»Mon fils vous présente sa respectueuse affection.

»Je suis, etc.

B. FRANKLIN.

_P. S._ Je n'ai pas reçu un seul mot de vous, depuis votre arrivée en
Angleterre.»


AU MÊME.

Philadelphie, le 18 avril 1754.

«Depuis que vous êtes de retour en Angleterre, Monsieur, je n'ai reçu
qu'une petite lettre de vous, par la voie de Boston, et en date du 18
octobre dernier. Vous me mandez que vous m'avez écrit très au long par
le capitaine Davis.--Davis a fait naufrage, et conséquemment votre
lettre est perdue; ce qui me fait beaucoup de peine.

»Mesnard et Gibbon sont arrivés ici, et ne m'ont rien apporté de votre
part. Ma consolation est que vous ne m'écrivez point, parce que vous
venez, et que vous vous proposez de me dire de vive voix ce qui
m'intéresse. Étant donc incertain que cette lettre vous trouve en
Angleterre, et espérant de vous voir arriver, ou au moins de recevoir de
vos nouvelles, par le navire _la Myrtilla_, capitaine Budden, que nous
attendons à tout instant, je me borne à vous renouveler les assurances
de mon estime et de mon affection.»

B. FRANKLIN.


Environ un mois après que cette lettre fût écrite, M. Smith arriva à
Philadelphie, et fut aussitôt placé à la tête du collége. Par

Last Page Next Page

Text Comparison with Franklin's Way to Wealth; or, "Poor Richard Improved"

Page 0
Illustrated by twenty-two Cuts on Wood.
Page 1
DARTON_, And of most Booksellers in the United Kingdom.
Page 2
'It would be thought a hard government that should tax its people one-tenth part of their time to be employed in its service: but idleness taxes many of us much more; sloth, by bringing.
Page 3
on diseases, absolutely shortens life.
Page 4
The diligent spinner has a large shift; and now I have a sheep and a cow, every body bids me good-morrow.
Page 5
Octr.
Page 6
got together to this sale of fineries and nick-nacks.
Page 7
" And it is as truly folly for the poor to ape the rich, as for the frog to swell, in order to equal the ox.
Page 8
" Gain may be temporary and uncertain; but ever, while you live, expense is constant and certain; and "It is easier to build two chimneys, than to keep one in fuel," as Poor Richard says: so, "Rather go to bed supper-less, than rise in debt," Get what you can, and what you get hold, 'Tis the stone that will turn all your lead into gold.
Page 9
Reader, if thou wilt do the same, thy profit will be as great as mine.