Vie de Franklin, écrite par lui-même - Tome I Suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires

By Benjamin Franklin

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du poste dont ils
s'étoient emparés. Lorsque les troupes furent rassemblées, il s'éleva
une difficulté, qui fut sur le point d'empêcher l'expédition. C'étoit le
manque de chariots. Franklin s'empressa d'en faire fournir; et, avec
l'aide de son fils, il en procura, en peu de temps, cent cinquante.

Braddock donna dans une embuscade, et y périt avec une grande partie de
son armée. Washington, qui étoit au nombre des aides-de-camp de ce
général, et l'avoit en vain averti de son danger, déploya alors de
grands talens militaires, en rassemblant les débris de l'armée, et
effectuant une jonction avec l'arrière-garde, que conduisoit le colonel
Dunbar, devenu commandant en chef par la mort de Braddock. Ce ne fut pas
sans peine qu'on parvint à conduire dans un endroit sûr les foibles
restes de ces troupes. On crut devoir, en même-temps, détruire les
chariots et le bagage pour empêcher qu'ils ne tombassent au pouvoir de
l'ennemi.

Franklin avoit fait des obligations, en son nom, pour les chariots qui
avoient été fournis à l'armée. Les propriétaires de ces chariots
déclarèrent que leur intention étoit de le forcer à leur en tenir
compte. S'ils avoient exécuté cette menace, il est certain que Franklin
auroit été ruiné. Mais le gouverneur Shirley voyant qu'il n'avoit
répondu des chariots que pour servir le gouvernement, se chargea de les
faire payer, et retira Franklin d'une situation très-désagréable.

La nouvelle de la défaite et de la mort du général Braddock, répandit
l'alarme dans les colonies anglaises. Toutes s'occupèrent de préparatifs
de guerre. Mais en Pensylvanie, le crédit des quakers empêcha qu'on
adoptât aucun systême de défense, qui pourroit forcer les citoyens à
prendre les armes. Franklin voulant faire organiser une milice, présenta
à l'assemblée, un bill, d'après lequel tout homme avoit la liberté de
prendre les armes, ou non. Les quakers restant ainsi maîtres de ne pas
s'armer, laissèrent passer le bill; car bien que leurs principes ne leur
permissent pas de combattre, ils ne les obligeoient pas à empêcher leurs
voisins de combattre pour eux.

D'après ce bill, les milices de Pensylvanie devinrent une troupe
respectable. L'idée d'un danger imminent enflamma d'une ardeur
belliqueuse tous ceux à qui leurs principes religieux ne l'interdisoient
pas. Franklin fut nommé colonel du régiment de Philadelphie, composé de
douze cents hommes.

L'ennemi ayant fait une invasion sur la frontière nord-ouest de la
province, on fut obligé de s'occuper à y porter des secours. Le
gouverneur chargea Franklin de prendre, à cet égard, toutes les mesures
nécessaires. Il reçut le pouvoir de lever des troupes, et de nommer
leurs officiers. Aussitôt il forma un régiment, avec lequel il se rendit
dans l'endroit qui exigeoit sa présence. Il

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Text Comparison with Autobiography of Benjamin Franklin

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Early Friends in Philadelphia .
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He wanted to help them by the relation of his own rise from obscurity and poverty to.
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[8] The specimen is not in the manuscript of the _Autobiography_.
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him.
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At length, an incident happened that sent me back again much sooner than I had intended.
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In his common conversation he seems to have no choice of words; he hesitates and blunders; and yet, good God! how he writes!" When we next met, Ralph discovered the trick we had plaid him, and Osborne was a little laughed at.
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Thus he went on till the ship, whose departure too had been several times postponed, was on the point of sailing.
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Ralph and I were inseparable companions.
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[48] About three miles.
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Meredith was to work at press, Potts at book-binding, which he, by agreement, was to teach them, though he knew neither one nor t'other.
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as intelligent as most gentlemen from other countries, and perhaps have contributed in some degree to the stand so generally made throughout the colonies in defense of their privileges.
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Being diligent in reading the holy Scriptures.
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[74] The almanac at that time was a kind of periodical as well as a guide to natural phenomena and the weather.
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Things that are bitter, bitterrer than Gall Physicians say are always physical: Now Women's Tongues if into Powder beaten, May in a Potion or a Pill be eaten, And as there's nought more bitter, I do muse, That Women's Tongues in Physick they ne'er use.
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A transaction in our fire company gave me some insight into their prevailing sentiments.
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He told me the following anecdote of his old master, William Penn, respecting defense.
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The Governor of Pennsylvania, in sending it down to the Assembly, expressed his approbation of the plan, "as appearing to him to be drawn up with great clearness and strength of judgment, and therefore recommended it as well worthy of their closest.
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We found the general at Frederictown, waiting impatiently for the return of those he had sent thro' the back parts of Maryland and Virginia to collect waggons.
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This guard being disordered, the general hurried the troops up to their assistance, which was done in great confusion, thro' waggons, baggage, and cattle; and presently the fire came upon their flank: the officers, being on horseback, were more easily distinguish'd, pick'd out as marks, and fell very fast; and the soldiers were crowded together in.
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from the man at the helm, and from the rest of the watch, but by an accidental yaw of the ship was discover'd, and occasion'd a great alarm, we being very near it, the light appearing to me as big as a cartwheel.